Comment réduire significativement le gaspillage alimentaire lors des congrès, séminaires et autres événements professionnels ? D’après les chiffres de l’Ademe, 4 millions de tonnes de produits encore comestibles sont jetées chaque année en France, soit l’équivalent de 24kgs par personne. Toujours selon l’Ademe, 20% des personnes inscrites ne viennent pas à un événement quand celui-ci est gratuit, ce qui engendre 140 grammes de déchets par convive, soit 14 kg pour un évènement de 100 personnes.
Diviser par deux le gaspillage alimentaire
En charge d’accompagner les écosystèmes dans les transitions environnementales et sociétales sur le territoire, l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement a décidé de relever le défi, en confiant, à partir de la mi-2022, la lutte contre le gaspillage alimentaire dans l’événementiel, au Bureau des Congrès et à ses 90 membres. Une démarche qui s’inscrit dans l’engagement de la ville de Nantes de faire de la lutte contre le gaspillage alimentaire l’un de ses chevaux de bataille, avec pour objectif de diviser par 2 le gaspillage alimentaire à échéance 2025 et par 5 à échéance 2030, en cohérence avec la Loi AGEC.
Mesurer les déchets sur 10 événements : une démarche inédite
En juillet 2022, un groupe de travail constitué des traiteurs, sites privatisables, agences événementielles, prestataires techniques, identifie une dizaine d’événements professionnels (congrès, séminaires, salons). Menée par le Bureau des congrès en mai et juin 2023, l’opération vise à mesurer le poids des déchets alimentaires à l’issue de chacun de ces événements. Une vingtaine de prestations de restauration événementielle (petits-déjeuners, cocktails, repas assis, foodtrucks) sont passées au crible.
« Jusqu’à 10% de biodéchets par événement »
Pour Gilles Poussier, fondateur de l’agence événementielle Gens d’événement, le constat est sans appel : « ce sont parfois jusqu’à 10 % de repas qui sont jetés sur un événement de 3000 participants : cela pose un sérieux problème de conscience. Nous souhaitons faire de Nantes une destination exemplaire sur le sujet. Une démarche collective, intégrant des indicateurs, nous est apparue comme un facteur clé de réussite ».
A l’issue des 10 événements observés, le Bureau des congrès récolte les données suivantes :
• 125 grammes de déchets par convive
• 3 fois plus de déchets générés lors d’un cocktail apéritif suivi d’un repas assis que lors d’une prestation unique repas assis
• La moyenne de déchets générés par convive n’est pas plus importante pour les grands événements que pour les petits
« Ce travail collectif a fait émerger des solutions très concrètes telles qu’une inscription au repas distincte de l’événement, la nécessité de prévoir un temps raisonnable pour la restauration et le respecter, ou l’abandon du format buffet, toutes sources de gaspillage. La réussite de ces mesures exige à la fois une adhésion collective et un effort de sensibilisation et de conviction auprès de nos clients », explique Bertrand Eloud, directeur Ruffault Traiteur et des Bateaux Nantais.
Une charte d’engagement et un guide pratique pour un territoire précurseur
A la suite de cette opération, une série d’actions ont été identifiées et des solutions concrètes sont mises en œuvre, à savoir :
– Une charte d’engagement qui s’articule autour de cinq objectifs opérationnels, visant à réduire le gaspillage alimentaire par la sensibilisation des organisateurs en amont des événements, la planification rigoureuse des repas, et l’adoption de pratiques communes responsables.
– Un guide pratique contenant des conseils et fiches pratiques à destination des organisateurs et des prestataires d’événements. Parmi les conseils donnés, il est par exemple recommandé de :
- Privilégier les menus uniques et de ne plus proposer de buffet, source de gâchis.
- Privilégier les entrées et desserts végétariens, conformes à la plupart des régimes alimentaires et plus respectueux de l’environnement.
- Anticiper au mieux le nombre de convives présents et recenser le nombre de participants le matin même de l’événement.
Pour Olivier Le Floch, directeur du Bureau des congrès de Nantes & Saint-Nazaire, « ce guide met la lumière sur le rôle précurseur du territoire, en phase avec les initiatives nationales comme le label « antigaspi alimentaire », lancé auprès des acteurs de la chaîne alimentaire. En tant qu’acteurs de l’événementiel, nous avons aujourd’hui l’opportunité d’être à l’avant-garde de cette transition et de poser les bases d’un avenir plus respectueux de notre environnement « .
Il s’agit d’une nouvelle étape dans le parcours de transformation du Bureau des Congrès, qui vient s’ajouter à la création d’un Comité du tourisme durable, la certification ISO 20121 et l’obtention du label Destination Innovante Durable en juin 2023. » La lutte contre le gaspillage alimentaire figure elle aussi comme axe prioritaire de la feuille de route 2024 du Bureau des congrès, au même titre que l’inclusion et l’empreinte carbone « , conclut Nicolas Debon, directeur de l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement.
Au-delà d’engendrer des retombées financières, une entreprise peut-elle avoir un impact positif en termes social ou environnemental sur son territoire ? Mesurer l’impact autre que financier d’un investissement, la démarche est déjà rendue obligatoire en France pour les collectivités publiques qui engagent des investissements supérieurs à 20 millions d’euros. Mais elle ne l’est pas pour les entreprises.
Implantée sur un territoire où 40% des entreprises sont engagées dans une démarche RSE (source Oïkos), l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement a proposé à 4 entreprises, qu’elle avait accompagnées lors de leur implantation à Nantes, d’expérimenter leur retour social sur investissement (SROI en anglais). L’expérimentation qui a été menée sur 6 mois en 2023 a permis de générer un retour sur investissement (ROI) agrégé de 187 millions d’euros de valeur nette globale d’ici 2025 et 136 millions d’euros de coûts évités pour les finances publiques.
«Un euro investi équivaut à 2 euros de création de valeur sociétale»
« C’est la 1ère fois que cette méthode déjà éprouvée pour les financements de l’Etat est mise en œuvre à l’échelle d’une agence de développement économique », souligne Julie Debrux, fondatrice de Citizing qui a mené cette mesure de l’impact auprès des entreprises. La démarche a permis de mettre en évidence des impacts en termes sociaux (insertion de personnes éloignées de l’emploi, santé), environnementaux (rejets de carbone évités à travers le recyclage), ou économiques, comme le coût évité pour les finances publiques. « Ce qui en ressort est que chaque euro mis sur la table par les entreprises ou par l’Etat est largement plus que compensé par les impacts sociaux et environnementaux. En effet, chaque euro investi équivaut à 2 euros de création de valeur ajoutée sociétale et environnementale. » Cette expérimentation a été complétée avec l’utilisation de l’outil Impact Track, également entreprise nantaise, qui permet de passer de l’estimation du SROI à un suivi par type d’impact en temps réel.
Des discours aux preuves
Et le bénéfice est aussi au-delà des attentes pour les entreprises. « La vraie plus-value de cette expérimentation pour Upcyclea a été la monétarisation qui nous permet d’aller plus loin. La prochaine étape sera de calculer l’impact de tout notre volet informatique pour aboutir à une évaluation à 360°. Une expérimentation très riche qui nous a permis de passer de l’ambition à la réalité », explique Christine Guinebretière, fondatrice d’Upcyclea, entreprise de l’économie circulaire.
« Cette démarche s’est révélée très intéressante dans le sens où nous avions des intuitions sur notre impact mais nous n’avions pas poussé la démarche aussi loin. Cela nous a permis d’avoir une mesure structurée et d’envisager d’autres études à l’avenir comme celle sur l’empreinte carbone. Ces résultats nous sont aussi utiles tant en interne pour motiver nos équipes qu’auprès de nos partenaires ou pour des recherches de financements », souligne Morgan Guyader, fondateur de Malakio, entreprise au croisement du design et de l’économie circulaire.
« Même si mon entreprise n’est pas encore rentable financièrement, l’expérimentation m’a permis de montrer qu’elle était très rentable pour la société », exprime Maxime Labat, co-fondateur de La Virgule, entreprise qui fabrique des sacs à dos à partir de matériaux recyclés.
Générer un impact positif pour la société
A travers cette démarche, l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement a voulu montrer qu’une entreprise peut avoir pour objectif, non seulement de récolter des rendements financiers, mais aussi de générer un changement positif pour la société. « Il est intéressant de faire prendre conscience aux entreprises qu’elles ont un rôle à jouer sur leur territoire, même en phase de démarrage de leur activité, souligne Aspasia Nanaki, directrice Prospective à l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement. L’expérimentation nous a permis de voir que l’entreprise pouvait avoir une valeur ajoutée autre que financière. En tant que première agence de développement économique à mission, il nous a paru important de mettre davantage en valeur la responsabilité territoriale de l’entreprise et en quoi elle peut jouer un rôle dans la transformation positive de la société en général ».
Nantes Saint-Nazaire Développement étudie actuellement des pistes de financement pour généraliser cette démarche à d’autres entreprises.
Chiffres de l’expérimentation :
187 M€ de valeur nette globale créée par les 4 entreprises entre 2021 et 2025, dont :
- 408K€ de gains financiers nets pour les entreprises et leurs partenaires
- 563K€ de coûts évités liés au chômage et à l’emploi en insertion
- 50 M€ (ou 906kT) d’émissions nettes de gaz à effet de serre évités
- 52k€ (ou 11 mégatonnes) de coûts évités dans le traitement des déchets
- 136 M€ de coûts évités pour les finances publiques
Une nouvelle signature, un nouveau logo, une nouvelle identité visuelle et bientôt un nouveau site internet… Cette évolution de sa charte graphique vient illustrer la trajectoire prise par l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement pour incarner l’action qu’elle mène au quotidien dans l’accompagnement des entrepreneur.e.s qui explorent de nouveaux modèles et trajectoires en faveur des transitions environnementales et sociétales.
Faire cap commun !
Sa nouvelle signature « Faire cap commun ! » et son nouveau logo symbolisent une trajectoire qui invite à l’union, à la coopération entre deux territoires, Nantes et Saint-Nazaire, entre des filières historiques et des écosystèmes émergents, entre les institutions publiques et les réseaux professionnels, entre les différentes générations d’entrepreneur.e.s…
De la mission à l’action
En janvier 2024, dans l’objectif d’accompagner les transformations économiques du territoire, Nantes Saint-Nazaire développement est devenue la 1ère agence de développement économique à mission de France. A l’image de ce territoire, porté par des acteurs historiquement engagés dans les transitions environnementales et sociétales, l’agence a affirmé, par ce nouveau statut, sa volonté de se concentrer au plus près sur les écosystèmes à la pointe des transitions. Du réemploi, à la mode durable en passant par la décarbonation du maritime et de l’industrie dans son ensemble à un tourisme d’affaires plus responsable, l’agence est ainsi devenue un outil opérationnel au service des transformations du territoire de Nantes Saint-Nazaire.
Une nouvelle gouvernance pour répondre aux enjeux de demain
En juin 2024, une dizaine d’acteurs stratégiques (représentants d’acteurs de l’enseignement supérieur et de recherche, réseaux économiques, industriels, outils économiques structurants), engagés dans les transformations économiques, sociales et environnementales de notre temps, ont intégré cette nouvelle gouvernance territoriale, en faisant leur entrée à l’assemblée générale de l’agence, à savoir : Nantes Université, le CHU, Le Grand Port Maritime, le Pôle EMC2, le réseau des Dirigeants responsable de Nantes Atlantique, la French Tech de Nantes et celle de Saint-Nazaire, Neopolia, les Ecossolies, et Meet 2050.
En parallèle, sept personnalités du territoire de profil divers ont accepté de challenger la feuille de route de l’agence en intégrant le comité de mission. Chef d’entreprise, directeur de structure culturelle, acteur de l’économie circulaire et de l’impact social et environnemental, ils et elles ont pour mission de s’assurer au fil des années à venir que les actions engagées par l’agence sont bien en ligne avec les objectifs sociétaux et environnementaux du territoire inscrits dans notre raison d’être.
Par ailleurs, Nantes Saint-Nazaire Développement a rejoint le Mouvement Impact France (MIF) depuis la fin 2022, la Convention des entreprises pour le climat depuis 2023 et la CEC Ouest en 2024. Un moyen d’avancer de concert avec d’autres acteurs engagés dans l’Hexagone et d’imaginer un avenir durable pour notre territoire.
» Faire émerger une vision plus humaine de la transition «
« Ensemble, nous travaillons à faire émerger et rayonner une vision plus consciente, plus humaine et vertueuse de la transition économique, comme nous l’avons écrit dans notre Manifeste, explique Nicolas Debon, directeur de l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement. Nous avons l’ambition d’agir pour le grand territoire Nantes Saint-Nazaire en prenant en compte la diversité et la complémentarité de ces deux agglomérations, en accompagnant les entreprises dans les mutations de la société, mais aussi en valorisant les femmes et les hommes qui s’engagent, en racontant les histoires des entreprises qui développent des solutions durables sur ce territoire dynamique. Pour toutes ces raisons, nous avions besoin de revisiter notre identité pour traduire cette nouvelle ambition et rendre plus lisible notre offre de services aux entreprises. Et cap sur 2025 où sortira notre nouveau dispositif web ! »
Comment réparer et régénérer les écosystèmes ? Comment mieux prendre soin des humains et de ses collaborateurs ? Comment mieux partager la richesse au sein de sa chaîne de valeurs ? Telles sont les questions que sont amenés à se poser les dirigeants engagés dans les parcours de la Convention des Entreprises pour le Climat (CEC).
Créée en décembre 2020, la Convention des Entreprises pour le Climat (CEC) a pour vocation d’organiser des parcours de prise de conscience et de transformation pour décideurs économiques. Son fondateur, Eric Duverger, est un ancien cadre de Michelin, a fondé la CEC dans la foulée de la Convention citoyenne pour le climat lancée par le gouvernement. Son objectif ? Contribuer à changer radicalement le modèle d’affaires des entreprises pour préserver l’habitabilité de la planète.
120 dirigeants engagés dans l’Ouest
Après une première édition qui avait réuni 150 chefs d’entreprise en France, c’est la région du grand Ouest (Pays de la Loire- Bretagne) qui était la première à lancer son groupe régional en 2022 pour « activer la transformation des dirigeants, parce que ce sont ceux qui ont le pouvoir d’agir sur leur territoire et autour d’eux », explique Céline Crosnier (photo ci-dessus), co-organisatrice de la CEC Ouest, dont le siège est installé à Nantes.
Quelque 120 dirigeant.es ont participé au premier parcours CEC ouest, organisé entre janvier et octobre 2023, afin d’imaginer les pistes de réflexion pour faire la bascule d’une économie extractive vers une économie régénérative.
Quelle est la répartition de la richesse entre collaborateurs et actionnaires ? Est-ce que je paie correctement mes fournisseurs ? Si beaucoup de dirigeants ont déjà engagé des démarches en lien avec les transitions environnementales et sociétales, « le parcours CEC vise à les emmener plus loin et plus vite, en ayant une vision régénérative de leur activité, de viser la régénération des écosystèmes, la santé de leurs collaborateurs, et le partage de la valeur entre les parties prenantes ».
« La prise de conscience peut amener à accueillir des émotions fortes »
Un parcours de 9 mois qui les réunit 6 fois en présentiel, pour écouter des rapports d’experts, travailler en groupe, dans des « camps de base », « accueillir des émotions parfois tant la prise de conscience peut être forte », souligne Céline Crosnier. Un parcours au bout duquel les dirigeants s’engagent à rendre publique leur feuille de route.
» En nous lançant dans le parcours CEC, nous étions bien loin d’imaginer parler, dans le secteur de la sous-traitance en métallurgie, d’entreprise régénérative, de biodiversité, et du vivant dans le monde de l’entreprise », reconnaît Pierre Barret, directeur de l’entreprise de métallurgie SCFMM, basée à St-Herblain, près de Nantes. » Depuis plus de 20 ans, Charier a pour ambition de se développer durablement en minimisant son empreinte environnementale et a intégré la RSE dans sa stratégie en devenant entreprise à mission, mais la CEC nous a définitivement convaincus que nous devions aller plus loin dans notre ambition », souligne Jean Vidal, directeur général de l’entreprise de travail publics Charier à Nantes. » L’état de la planète n’attend pas et la CEC m’a donné un regain d’énergie pour transformer l’entreprise », raconte Benoît Thierry, DG associé de Thierry Immobilier.
Un parcours ouvert à tous
Des PME aux grandes entreprises, des établissements d’enseignement supérieurs aux institutions publiques, « la CEC accueille aussi des paludiers ou des directrices d’enseignes de grande distribution, certains parfois climato-sceptiques et arrivés un peu par hasard. Nous avons besoin d’embarquer le plus de monde possible, car la prise de conscience vient souvent à travers des questions posées par des personnes éloignées du secteur dans lequel on gravite », souligne Céline Crosnier. Nantes Saint-Nazaire Développement, la Cité des congrès et Nantes métropole font partie des structures qui rejoignent le parcours 2024-2025. « Participer à la CEC est une opportunité de mise en réseau pour provoquer l’action collective. Plus concrètement pour notre binôme, cela sera l’occasion de se former encore davantage aux enjeux des transitions, rencontrer nos pairs, et provoquer des mises en relation pour accompagner l’action collective sur notre territoire », se réjouissent Nicolas Debon et Fleur Malouines, respectivement, directeur général et directrice communication de l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement.
Quelques places sont encore ouvertes pour le prochain parcours. La CEC Ouest recherche principalement des dirigeants dans les secteurs du commerce de détail, de la santé, du tourisme-loisirs-hôtellerie et culture, de l’immobilier, des transports, des cabinets d’avocats et experts comptables. La participation financière au parcours est libre.
Vous souhaitez rejoindre la CEC Ouest ? Contactez Céline Crosnier dès maintenant
Nantes sera présent avec 10 entreprises au salon Produrable1ère métropole RSE de France, Nantes abrite un écosystème engagé fort avec près de 40% des entreprises implantées sur le territoire (source Oïkos, 2019) mobilisées dans une démarche RSE. Ces entreprises qui opèrent dans les secteurs du conseil en RSE, de l’enseignement, de l’économie circulaire et de la transition énergétique, seront mises à l’honneur sur le stand nantais du Salon Produrable, plus grand rendez-vous européen des acteurs de l’économie responsable à Paris. Une belle occasion de valoriser ces solutions concrètes en faveur du développement économique responsable sur le territoire nantais et ailleurs.
- AfB : Implanté depuis 5 ans à Nantes, AfB France (SAS à but non lucratif, créé en Allemagne en 2004) est un pionnier en matière d’économie sociale et solidaire. AfB France rachète et vient collecter les équipements (PC, tablettes, téléphones, serveurs, imprimantes…) jugés obsolètes directement dans les entreprises, puis efface les données et met à jour le matériel afin qu’il soit revendu à des prix très abordables dans le magasin. Avec 23 collaborateurs sur Nantes, dont 75% en situation de handicap, AfB France met un point d’honneur à créer de l’emploi pour des personnes parfois éloignées de l’emploi. Ce ne sont pas moins de 150.000 postes qui sont reconditionnés au total par AfB Group chaque année en France.
- La startup nantaise Beefutures développe depuis deux ans des ruches capables de mesurer la température, le poids, l’humidité mais aussi le son au sein du couvain, limitant ainsi les ouvertures de la ruche.
- BlaBlaCar Daily est l’application de BlaBlaCar dédiée au covoiturage du quotidien. Elle connecte les conducteurs et passagers qui se trouvent sur le même itinéraire aux mêmes horaires, pour leur permettre de partager la route et les frais durant leurs trajets domicile-travail. Plus de 6 millions de trajets par an sont partagés avec BlaBlaCar Daily. Pour créer des réseaux de covoiturage locaux, BlaBlaCar Daily s’appuie sur les entreprises, qui proposent le service à leurs collaborateurs, et les collectivités territoriales, qui subventionnent les trajets effectués en covoiturage. En 2024, BlaBlaCar Daily compte plus de 1000 entreprises partenaires et plus de 100 collectivités locales partenaires.
- Citizing est une agence d’étude et de conseil, spécialisée en évaluation et mesure de l’impact économique, social et environnemental. Basée à Nantes et à Paris, elle accompagne depuis près de 10 ans des clients privés, publics et associatifs pour faire en sorte que leurs investissements soient orientés vers des projets vertueux pour la société et la planète. Leader sur les évaluations socio-économiques et l’évaluation de contrats à impact social, spécialisée dans les approches quantitatives et la monétarisation des impacts, elle s’adapte aux enjeux de l’Etat, des collectivités, des entreprises et des acteurs de l’ESS pour faire de l’impact la boussole de l’action.
- L’Effet Bleu est un catalyseur RSE, CSRD et durabilité dont la mission est de bousculer et accompagner les entreprises pour révéler leur utilité et répondre ainsi à l’urgence de la transition environnementale, sociale et sociétale. L’Effet Bleu a conçu et produit un atelier, « Le Jeu de la Planète Bleue », un diagnostic RSE qui embarque le collectif dans une odyssée maritime pour faire son auto-évaluation, déterminer ses enjeux prioritaires de matérialité et co-construire sa feuille de route stratégique.
- La Fondation de Nantes Université est une passerelle entre l’ université et les acteurs économiques du territoire. Elle accompagne des projets à impact positif pour la société autour de thématiques clés : transitions environnementales, transitions sociétales, santé globale, industrie du futur, citoyenneté, bien-être étudiant et vie de campus. Elle est le partenaire des enjeux des entreprises : enjeux de développement et de prospective, d’image et de recrutement et d’attraction des talents.
- La plateforme RSE de la métropole nantaise fédère les différents acteurs du développement économique du territoire pour engager les PME et TPE dans des démarches RSE cohérentes, lesquelles leur permettent d’améliorer leur impact social, environnemental, économique et territorial. Elle est composée d’ambassadeurs engagées en RSE qui contribuent à promouvoir la RSE sur le territoire et en facilitent le déploiement auprès des TPE et PME.
Parmi les autres entreprises nantaises à retrouver sur le salon Produrable :
- Good Steps est la plateforme qui rend la RSE accessible aux entreprises européennes de taille moyenne. Dédiée aux consultants et entreprises, elle accélère la mise en œuvre d’une stratégie RSE et facilite la mise en conformité CSRD.
- Toovalu est une solution logicielle de pilotage de votre stratégie climat & RSE. Toovalu engage les décisionnaires à intégrer la responsabilité sociétale, les enjeux climat et leur impact au cœur de leur stratégie. Une équipe de 30 personnes, développeurs, experts métiers climat & RSE… tous motivés et engagés
- Vertuow accompagne ses clients dans l’optimisation de la gestion des déchets, avec une approche globale et personnalisée. L’entreprise cartographie les enjeux, définit des stratégies adaptées et identifie des leviers d’optimisation comme la réduction des déchets à la source et l’amélioration des taux de valorisation. Vertuow gère également les prestataires et propose des outils de pilotage, dont le logiciel Waste Pilot. En plus de cet accompagnement, la société assure une gestion déléguée, garantissant l’atteinte des objectifs et l’amélioration continue des performances environnementales.
Venez nous rejoindre à l’atelier le 9 octobre à 12h30 – Salle 243 :
En tant que représentant de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA) en Loire-Atlantique, quel portrait dresser de l’artisanat à Nantes Saint-Nazaire ?
Frédéric Brangeon (photo ci-dessous) : L’artisanat compte 22.000 salariés dans la métropole nantaise et 4.650 sur Saint-Nazaire, pour plus de 15.000 établissements à Nantes et 3.000 à St-Nazaire. Le nombre d’artisans a plus que doublé (+148% depuis 2010) au cours des 15 dernières années. Cette progression s’explique aussi par l’effet Covid qui a conduit à une augmentation des reconversions, pour répondre à une quête de sens dans son métier.
L’artisanat recouvre aussi bien les métiers de l’alimentaire, du bâtiment, des services, de la mobilité (garagiste, réparation…), du tertiaire (gestion par exemple), que les métiers d’art dont la liste recense 281 métiers spécialisés dans le domaine du patrimoine ou de la création contemporaine (ébéniste, céramiste, luthier, joaillier, vitrailliste, restaurateur d’art, …).
La CMA de Loire-Atlantique forme chaque année 2.500 jeunes, sans compter la formation continue, les formations pour les allophones (migrants) ou pour les handicapés. Pour mener à bien ces missions, la CMA de Loire-Atlantique compte 300 collaborateurs.
En quoi l’artisanat contribue-il aujourd’hui à répondre aux enjeux de la transition sociétale et environnementale ?
FB : Les artisans ont toujours fait de la RSE sans le savoir, sans le dire. Nous travaillons avec des produits sains et locaux, souvent en circuit court, dans le souci de gaspiller le moins possible. Quel autre secteur peut en dire autant ? Sans compter que nous formons nous-mêmes nos jeunes au plus près du métier. Quand on est artisan, on gère un budget et on fait attention à ne pas faire de pertes ni de gâchis. Que ce soit dans la mécanique, la construction, l’alimentaire, le réemploi est une préoccupation de tous les instants.
Avec le covid, le grand public a pris conscience de l’intérêt de pouvoir profiter de services de proximité. Les artisans d’art ont parfois pu rendre des services en bricolant, en réutilisant des matières. Les initiatives de récupération, mutualisation et recyclage des matériaux (rebuts du bois, des bâtiments, etc) des grandes entreprises pour les artisans se sont beaucoup accentuées depuis le covid.
Par ailleurs, accompagnée par l’ADEME, la CMA des Pays de la Loire mène une démarche Eco-défis qui vise à encourager les artisans à limiter leurs déchets, l’eau, l’éclairage, afin de les faire évoluer dans les transitions environnementales.
Sensibiliser les jeunes est un autre défi à relever ?
FB : C’est une question de cycle. Les carences que nous observions ces dernières années dans le secteur de la mobilité (réparations garage, etc.) semblent aujourd’hui comblées. Par contre, nous observons aujourd’hui des pénuries de compétences dans l’alimentaire. Nous venons de fermer une formation en poissonnerie, mais nous en avons ouvert une en chocolaterie, qui est un secteur qui attire les jeunes. Et les métiers de l’artisanat évoluent régulièrement. Il faut informer que les boulangers, charcutiers, cuisiniers, service de salle… ne travaillent maintenant plus que 35 heures par semaine !
Au sein de l’artisanat, les métiers d’art constituent une famille hétéroclite. Quelles sont les spécificités de ces métiers d’art sur le territoire de Nantes et Saint-Nazaire ?
Franck Lavillonnière (photo ci-dessous) : Tapissiers décorateurs, céramistes, joailliers, luthiers, … ce sont quelques 281 métiers que compte la longue liste des métiers d’art définie par arrêté interministériel du 24 décembre 2015. Si ces métiers sont plus ou moins représentés dans nos régions, la CMA des Pays de la Loire est la seule Chambre de Métiers et de l’Artisanat soutenue financièrement par le Conseil Régional pour accompagner les métiers d’art depuis plus de 20 ans en France.
On observe deux tendances dans les Pays de la Loire. D’un côté, une forte concentration des métiers autour du patrimoine sur un axe Angers-Tours, en raison d’un riche patrimoine historique (châteaux, sites historiques, etc). De l’autre, un franc dynamisme des métiers de la création à Nantes et Saint-Nazaire, autour de l’habitat-décoration, du design, des métiers de la mode et du bijou notamment. Cela résulte de politiques publiques dynamiques qui ont été mises en place grâce à des acteurs forts comme la SAMOA et les Entreprises et Industries Créatives (EICC) notamment à Nantes.
Pour encourager l’essor de la création, propriétaires privés et collectivités locales comme la ville de St-Nazaire ont accompagné ces dernières années l’émergence de nouveaux lieux, à la fois ateliers et boutiques, comme « Le Garage » (15 ateliers) ou « Le Jardin ». La métamorphose de la ville de Saint-Nazaire a aussi attiré de jeunes entrepreneurs qui participent à la vie culturelle et économique.
Ces savoir-faire nantais autour des métiers d’art ont d’ailleurs été mis en avant lors des Jeux Olympiques…
FL : En effet, nos savoir-faire nantais ont été distingués et vus par le monde entier, à travers le cheval métallique galopant sur la Seine (photo ci-dessous), créé par l’atelier Blam (installé dans le Bas-Chantenay) qui a aussi conçu et fabriqué la vasque qui a accueilli la flamme olympique avant qu’elle ne s’élève dans le ciel de la capitale en montgolfière.
Vus de l’extérieur, les métiers d’art sont des métiers audacieux, tout comme l’est la ville de Nantes. Nous avons ici un vivier d’entrepreneurs qui sont audacieux dans leurs propositions et par la singularité de leurs créations. On le voit aussi dans les nombreux événements organisés (le Festival de la Céramique place Graslin, Maker Fair sous les Nefs, le LAB dans le Bas-Chantenay et beaucoup d’événements de créateurs).
En termes de formation, la CMA Formation à Sainte-Luce-sur-Loire forme des apprentis aux métiers d’art tels que la tapisserie d’ameublement, le vitrail et l’ébénisterie (en partenariat avec l’Ecole de Design Nantes Atlantique).
» Les métiers d’art sont des métiers audacieux, tout comme l’est la ville de Nantes. «
La CMA encourage l’essor de ces métiers d’art à travers de nouveaux événements à la fin 2024 …
FL : En effet, à la différence des autres corps de métiers de l’artisanat, les métiers d’art manquent de visibilité et de lisibilité. C’est la raison pour laquelle le 19 septembre, une première soirée est consacrée aux métiers d’art avec la présence de professionnels et acteurs des métiers d’art, avec pour objectif de se rencontrer, de réseauter. C’est un moment d’échanges pour provoquer des projets, et favoriser la vente d’œuvres à des prescripteurs. En Loire-Atlantique, la soirée des métiers d’art se tiendra au château de la Forêt au Cellier.
Puis, le 5 décembre 2024 à Nantes, un rendez-vous professionnel sera dédié aux métiers d’art d’excellence dans les Halles 1&2 de l’Île de Nantes, avec le soutien du Conseil Régional et en partenariat avec la SAMOA et Nantes Métropole. Dans le même esprit que l’espace CRAFT sur le salon « Maison & Objets » à Paris, cet événement sera l’occasion pour ces professionnels métiers d’art de rencontrer des prescripteurs, des architectes, des décorateurs et autres professionnels sensibles aux savoir-faire d’excellence. Une belle occasion de valoriser le travail de la matière, la qualité et l’originalité des savoir-faire locaux, à travers la présence d’entreprises distinguées ou labellisées (Entreprise du Patrimoine Vivant, Meilleur Ouvrier de France, Maître d’Art…).
Pour plus d’infos sur le nouveau Rendez-vous des métiers d’art d’excellence
« 75% des étudiants souhaitent rejoindre des petites structures, des TPE, ou collectivités locales »D’où est partie l’idée de créer l’association Séisme ?
L’idée de fonder l’association Séisme nous est venue à l’occasion du documentaire « Ruptures » réalisé par Arthur (Gosset) entre 2019 et 2021. Ce documentaire parle de la quête de sens des jeunes face à l’urgence écologique, de ces jeunes qui décident de sortir du système pour bifurquer. Je faisais partie de ce documentaire au moment où j’ai décidé de quitter un grand groupe pour monter une conserverie anti-gaspillage.
Au moment de la sortie du film, nous avons fait une tournée en France de deux ans avec Arthur. Nous sommes allés à la rencontre des étudiants pour les confronter à leurs aspirations professionnelles. On s’est aperçu alors que la quête de sens chez les jeunes était très présente, même si elle prenait différentes formes : faire du militantisme, rejoindre une association, travailler dans une collectivité, une ONG, ou encore rejoindre un grand groupe pour impulser des transformations de l’intérieur. Or, beaucoup de ces jeunes n’ont pas les clés à la sortie de leurs études, ne connaissent pas les organisations engagées, les possibilités d’emplois dans les entreprises de l’ESS, etc. et que les écoles ont tendance à toujours leur présenter les mêmes typologies de jobs, où de grandes entreprises sont partenaires des grandes écoles.
Alors comment ces jeunes générations peuvent-elles changer les choses de l’intérieur ? Comment Séisme peut les accompagner ?
Nous avons décidé de créer un événement, un forum où les jeunes pourraient découvrir des jobs inspirants, des coopératives, des associations, mais aussi des entreprises qui présentent leur plan de transformation écologique pour aider les jeunes à trouver des possibilités d’emploi qui leur conviennent.
Par ailleurs, nous tournons un 2e documentaire sur la transformation écologique des organisations, pour répondre à la question « Est-ce que l’on peut faire bouger les choses de l’intérieur ? ». Enfin, nous créons du contenu pédagogique pour les jeunes avec des ateliers, des cours, des fiches ressources, des modules de formation pour les former sur ces enjeux-là.
Quel rôle les organisations ont à jouer dans la quête de sens des jeunes ?
Les organisations ont perdu la confiance des jeunes. Aujourd’hui, moins de 15% des 18-25 ans disent vouloir travailler dans une entreprise du CAC40. On s’aperçoit que dans les écoles d’ingénieurs notamment, 75% des étudiants souhaitent rejoindre des petites structures, des TPE, ou collectivités locales alors qu’ils étaient 75% à vouloir rejoindre des grands groupes il y a 10 ans. Les jeunes ont peur de participer à ce greenwashing qui a trait dans certaines grandes entreprises. Il y a un vrai enjeu pour recréer ce lien de confiance entre les jeunes et les organisations.
Pour ce faire, nous prônons la transparence des organisations, nous les encourageons à dire ce qu’elles font et ce qu’elles ne font pas encore. Il faut savoir prendre des risques, essayer, tâtonner, même si ce ne sont pas des manières que l’on a appris à faire. Nous avons envie de dire aux entreprises qu’il faut faire confiance aux jeunes. Car, au vu des menaces qui pèsent sur les ressources et le climat notamment, on ne sait pas de quoi demain sera fait, et ces entreprises risquent de prendre la vague de plein fouet et mettre en péril leur activité.
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10 associations pour les jeunes entrepreneur.es à NantesCentre des Jeunes Dirigeants de Nantes (CJD)
Créé en 1938, indépendant et apolitique, le CJD se définit comme le plus ancien mouvement de dirigeants en France. Il s’affirme comme la « seule véritable école du dirigeant ». Le CJD permet à ses membres d’apprendre, d’échanger, d’expérimenter et d’influer. Il compte aujourd’hui plus de 5000 chefs d’entreprise (jusqu’à 45 ans) à travers la France et près de 140 à Nantes, issus de tous les secteurs d’activité allant de la TPE à l’ETI. Avec un leitmotiv : » Il ne faut pas avoir peur, il faut rêver, rêver grand, osez, osez grand, et au pire, ça marche ! »
Les Déterminés
L’association « Les Déterminés » se consacre à l’accompagnement des jeunes issus des quartiers prioritaires, leur offrant les moyens de réussir dans le monde entrepreneurial. Grâce à des programmes de formation intensifs, du mentorat et un réseau d’experts, elle aide ces jeunes à développer leurs compétences et à concrétiser leurs projets d’entreprise. Fondée sur des valeurs d’égalité des chances et d’inclusion, « Les Déterminés » contribue activement à la dynamique économique et sociale des territoires en soutenant les talents émergents.
Incubateur Centrale Audencia Ensa
L’incubateur Centrale Audencia Ensa est un écosystème d’innovation dédié à l’accompagnement des start-ups. Il offre un cadre propice au développement de projets entrepreneuriaux en mettant à disposition des ressources variées telles que des bureaux, du mentorat et des services de conseil. Les entrepreneurs bénéficient également de l’expertise des grandes écoles partenaires, favorisant ainsi la création de synergies entre étudiants, chercheurs et industriels. L’incubateur soutient la transformation des idées innovantes en entreprises prospères, et contribue à l’essor économique de Nantes et de la région.
Incubateur Centrale Audencia Ensa
Incubateur IMT
L’incubateur IMT accompagne les porteurs de projets technologiques et innovants, en leur fournissant un environnement stimulant et des ressources adaptées. Grâce à un réseau de mentors, des ateliers spécialisés et des partenariats stratégiques, l’incubateur aide les start-ups à surmonter les défis de la création d’entreprise. En se concentrant sur l’innovation technologique, il favorise le développement de solutions avancées et soutient la croissance des jeunes entreprises. L’incubateur IMT joue un rôle clé dans l’écosystème entrepreneurial en France, en particulier dans le secteur des technologies.
Association Mashup
L’association Mashup vise à rassembler les étudiants et jeunes professionnels autour de l’entrepreneuriat et de l’innovation. Par le biais d’événements interactifs, de hackathons et de conférences, elle encourage l’émergence de projets innovants et la collaboration entre disciplines. Les membres de Mashup bénéficient d’un réseau riche et diversifié, propice à l’échange de connaissances et d’expériences. L’association joue un rôle crucial dans l’animation de la communauté entrepreneuriale, en stimulant la créativité et l’esprit d’initiative.
NQT (Nos Quartiers ont des Talents)
NQT (Nos Quartiers ont des Talents) œuvre pour l’insertion professionnelle des jeunes diplômés issus de milieux modestes. En les mettant en relation avec des parrains issus du monde de l’entreprise, NQT facilite leur accès à l’emploi et les aide à développer leur réseau professionnel. L’association propose également des ateliers et des conseils personnalisés pour renforcer les compétences des jeunes talents. En promouvant l’égalité des chances, NQT contribue à réduire les inégalités sociales et à valoriser la diversité dans le monde du travail.
Maia Mater
Maia Mater est un programme de pré-incubation pour l’accompagnement à la création d’entreprises numériques à impact positif. Il est destiné aux porteurs et porteuses de projet qui souhaitent débuter leur aventure entrepreneuriale avec des bases solides. Le programme dure un an et est entièrement gratuit. Le prochain appel à projet aura lieu au dernier trimestre 2024.
Jeune Chambre Économique de Nantes
La Jeune Chambre Économique de Nantes (JCE Nantes) est une association qui réunit des jeunes citoyens engagés, âgés de 18 à 40 ans, dans le développement économique et social de leur ville. Par le biais de projets concrets et innovants, elle vise à améliorer la communauté locale et à promouvoir le leadership civique. Leur credo : Entreprendre collectivement au service de l’intérêt général, créer des projets sur le terrain, dans des domaines variés tels que l’emploi des jeunes, l’économie circulaire, l’aménagement du territoire ou la protection de l’environnement. La prochaine soirée de la JCE aura lieu le 17 septembre 2024.
Pépites (Entrepreneuriat étudiant avec l’Université de Nantes)
Pépites est un programme de soutien à l’entrepreneuriat étudiant proposé par l’Université de Nantes. Il offre un cadre propice à l’émergence de projets innovants, en fournissant des ressources, du mentorat et des ateliers pratiques. Les étudiants bénéficient d’un accompagnement personnalisé pour transformer leurs idées en entreprises viables. Pépites favorise également les échanges entre étudiants et professionnels, créant un réseau riche et dynamique. Ce programme contribue à développer la culture entrepreneuriale parmi les étudiants et à renforcer l’écosystème d’innovation à Nantes.
entrepreneuriat@univ-nantes.fr
Entreprendre pour apprendre
« Entreprendre pour apprendre » est une association qui vise à initier les jeunes à l’entrepreneuriat dès le plus jeune âge. Par le biais de programmes éducatifs et de mini-entreprises, elle permet aux élèves ou lycéens de découvrir le monde de l’entreprise et de développer des compétences essentielles telles que la créativité, le travail en équipe et la gestion de projet. L’association collabore avec des enseignants et des professionnels pour offrir une expérience pédagogique enrichissante. En encourageant l’esprit d’initiative, « Entreprendre pour apprendre » prépare les jeunes à devenir des acteurs économiques responsables et innovants.
Popcorn (Les Ecossolies)
Les Ecossolies, pôle de coopération et d’innovation sociale sur Nantes Métropole, accompagnent les structures et les porteurs de projets ESS aux différents stades d’avancé ou de maturité de leur projet : émergence via le parcours Popcorn pour tester son idée, consolidation via un incubateur, et développement par l’intermédiaire d’un accélérateur. Cette offre d’accompagnement à l’entrepreneuriat social est complétée par des programmes de formation professionnelle et des évènements entrepreneuriaux (la Halle des Financeurs, Demain mode d’Emploi).
En quoi consiste le réseau CJD Nantes Atlantique ?
C’est un mouvement de chefs d’entreprise ou de salariés dirigeants, créé en 1938 à la suite des événements de 1936 – à partir de l’idée qu’on ne peut plus manager ni créer de la richesse comme avant. Aujourd’hui, le CJD compte 6 000 membres en France et à l’international, avec pour baseline « l’économie au service du vivant ». C’est un mouvement apolitique et où il est interdit de faire du business entre nous. C’est vraiment une école de dirigeants, c’est même la seule en France aujourd’hui.
Les 5 piliers du CJD sont :
- Se former pour progresser
- Expérimenter pour innover
- S’engager pour influencer au niveau local ou régional. Par exemple, c’est le CJD qui est à l’origine de la création des Bureaux du cœur ou encore de l’initiative Planet RSE avec Nantes métropole.
- Développer pour pérenniser
- Réfléchir pour anticiper
Y a-t-il des conditions à remplir pour adhérer à votre réseau ?
Pour adhérer au CJD Nantes, il y a 5 conditions à remplir :
- Être en position de management, c’est-à-dire avoir un effectif d’au moins 5 salariés
- Être basé sur Nantes ou alentours. Nous comptons 137 membres à Nantes, mais il y a aussi un CJD à St-Nazaire (60), Ancenis (plus de 50) et la section de Clisson qui vient d’ouvrir récemment (24).
- Avoir moins de 45 ans. La moyenne d’âge est de 42 ans. Sur notre nouvelle promo de l’année, nous sommes à parité hommes/femmes qui était l’une des ambitions de notre mandat.
- De préférence être actionnaire de sa société
- Partager nos valeurs sur les transitions environnementales et sociétales.
Le CJD a l’ambition d’accompagner les dirigeants qui ont un impact pour leur territoire…
En effet, la RSE est dans les statuts de notre association. Il faut y ajouter le développement personnel du dirigeant pour que ce dernier soit mieux armé (et sa société aussi) pour affronter les événements actuels. Nous sommes partis d’un constat : le covid, les problèmes de main-d’œuvre, l’Ukraine et les problèmes d’approvisionnement énergétique et maintenant l’instabilité politique … nécessitent d’être prêt pour affronter toutes ces difficultés.
Il faut muter nos modèles économiques, nos manières de diriger et pour ce faire, il faut que le dirigeant se forme, il faut repenser le partage des richesses, le partage de l’environnement.
Nous nous étions fixé deux grands objectifs : faire écrire à nos membres la raison d’être dans leur entreprise, ce que la moitié d’entre eux a fait en l’espace d’un an, ce qui constitue un grand pas en avant. D’autant que c’est la 1ère étape pour devenir entreprise à mission à terme.
Le 2e objectif était que chacun réalise au moins une action à impact, au choix à partir d’un catalogue (dans le social, l’environnemental ou dans le développement du dirigeant). Par exemple, héberger une personne en difficulté, embaucher une personne handicapée, etc. et 75% de la section a joué le jeu.
Que peut espérer le créateur d’entreprise en rejoignant votre réseau ?
Nous mettons beaucoup l’accent sur la solidarité. Un exemple parmi tant d’autres, un chef d’entreprise qui a eu un gros pépin et 4 dirigeants du réseau qui ont pris en main l’entreprise chacun un jour par semaine.
Dans nos rendez-vous, nous imposons une rencontre mensuelle tous ensemble, où nous faisons intervenir des intervenants de grande qualité. En parallèle, nous nous retrouvons tous les mois en commission sur un thème que l’on choisit pour l’année sur l’IA, le bien-être du dirigeant, le lean-management, etc. A Nantes il existe des commissions pour nos collaborateurs. Enfin, les membres s’engagent à suivre une formation par an, des formations qui sont d’excellente qualité.
Pour entrer au CJD, le process consiste à faire une demande de dossier à partir du mois de janvier, de participer à un petit-déjeuner de présentation, suivi d’un entretien de candidature une fois par an au mois de mai.
Vous venez de clore votre mandat avec une soirée sur le thème « Fais de ta vie un rêve ». En quoi est-ce important de laisser de la place à l’imaginaire dans son projet d’entreprise ?
Nous sommes dans une période qui n’est pas simple pour les dirigeants. Et nous sommes convaincus qu’il faut continuer malgré tout à suivre ses rêves. Si on reste dans la morosité, ça ne va servir à rien.
Il faut continuer à rêver, le jour où l’on n’a plus de rêve, nous n’avançons plus. Il ne faut pas avoir peur, il faut rêver, rêver grand, osez, osez grand, et au pire, ça marche !
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Rénovation énergétique : le choix stratégique de Nantes pour kelvinBasé sur une combinaison de données ouvertes, de reconnaissance visuelle et d’intelligence artificielle, le logiciel kelvin génère des études énergétiques à partir d’une adresse et de photos d’un logement pour accompagner efficacement les projets de rénovation énergétique. « Ces recommandations sont fournies grâce à un moteur d’intelligence artificielle entraîné sur des dizaines de milliers d’audits de logements. C’est un gain de temps et d’efficacité pour les professionnels », précise Pierre Joly, co-fondateur de kelvin et directeur de l’agence nantaise. Kelvin est actuellement déployée auprès de maîtres d’œuvre, d’agences immobilières et de plateformes de mise en relation pour les travaux de rénovation.
L’intérêt commercial et partenarial de Nantes
« C’est à Nantes que nous avons choisi d’ouvrir notre bureau commercial, car cette ville est un véritable foyer pour les secteurs de la construction, du bâtiment et de l’immobilier ». Grâce au soutien de l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement, l’équipe nantaise a rapidement rencontré des acteurs de l’écosystème local, comme EP ou Novabuild. Et la startup devrait aussi prochainement rejoindre le réseau de la French PropTech. « Jusqu’à présent, nous n’avons rencontré que très peu de portes closes, ce qui est encourageant. L’accueil que nous avons reçu pour notre outil a été chaleureux, avec des retours enthousiastes et intéressés. Cela a créé un effet boule de neige positif », poursuit Pierre Joly. Kelvin compte pour le moment une quinzaine de personnes : trois à Nantes et douze à Paris « Un commercial rejoindra en septembre l’équipe nantaise installée dans l’espace de coworking Ici Lundi. Notre objectif est de continuer à croître pour atteindre une vingtaine de personnes à Nantes d’ici à deux ans ».
Une mission : diminuer l’impact énergétique du secteur du bâtiment
« Le secteur du bâtiment représente 43 % des consommations énergétiques annuelles en France. Notre objectif est de massifier la rénovation énergétique pour avoir un impact significatif sur le climat et réduire la consommation d’énergie », conclut Pierre Joly. La levée de fonds de 5 millions d’euros annoncée en juin par cette entreprise à mission devrait accélérer le développement commercial et technologique de kelvin pour atteindre cet objectif.
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