Défendre son association coup de coeur ! C’est à travers un concours de « pitch » que les membres de l’« équipe Mécénat » ont pu défendre l’association de leur choix. Et c’est l’association Repairs!44 qui remporté la mise et bénéficiera d’un soutien financier de 1000 euros. Cette association nantaise intervient pour faciliter l’autonomie des jeunes majeurs des services de l’aide sociale à l’enfance . « Le travail de sélection d’associations fait par la Fondation Territoriale 44 a été d’une grande aide », souligne Marion Andro, co-présidente de l’agence BSide.
L’utilité comme raison d’être
Devenue entreprise à mission en 2020, l’agence de communication BSide a inscrit l’utilité au cœur de sa raison d’être *. « Pour chaque action de mécénat, on se questionne sur son caractère d’utilité », explique la dirigeante qui a entièrement délégué cette responsabilité à ses collaborateurs. Aujourd’hui, le projet est porté en interne par un « groupe mécénat » composé de 5 collaborateurs volontaires et engagés (photo ci-dessus).
Outre le mécénat financier, chaque collaborateur de l’agence de communication BSide dispose d’un quota annuel d’heures (12h par collaborateur et par an) à consacrer à une association à but social ou environnemental de leur choix. Collecte de produits, soutien au numérique, aide aux devoirs… « A travers l’association FACE, des collègues ont pu aider des migrants dans leur insertion professionnelle en regardant leur CV, ou par la préparation à l’entretien d’embauche par exemple ».
« Aller sur le terrain pour donner un coup de main »
« Dans notre monde d’agence de communication, nous sommes majoritairement en contact avec des entreprises, reconnaît Marion Andro. L’objectif est ici d’aller sur le terrain, sur notre temps de travail, de rencontrer des personnes et de leur apporter un coup de main. Nos collaborateurs se réjouissent du bien que cela leur procure que de rencontrer des personnes qu’ils n’auraient pas l’occasion de croiser autrement et de pouvoir servir des causes qui les touchent ».
Dans le cadre du mécénat de compétences, l’équipe et les co-dirigeantes de l’agence mettent aussi leurs compétences de communicantes au service de la Fondation territoriale 44. « Nous avons instruit les dossiers d’associations, organisé un webinaire sur les fondamentaux de la communication à destination des associations ».
La raison d’être de l’agence BSide : « Militer et agir pour une communication utile qui amplifie le pouvoir de transformation des entreprises au service d’une économie positive. »
En savoir plus sur l’agence BSide
« Ce que j’adore sur ce territoire, c’est notre capacité à travailler ensemble »Diplômée de l’Ecole de Chimie de Strasbourg, Mélanie René a fait un passage par l’entreprise PPG dans le nord de la France avant de revenir dans sa Bretagne natale où elle est depuis 4 ans directrice de l’entreprise agroalimentaire Cargill de Montoir-de-Bretagne, en périphérie de Saint-Nazaire. Ce site qui emploie 50 personnes produit de l’huile brute à partir de graines de colza transformées sur place. L’usine de St-Nazaire produit quant à elle de l’huile de tournesol.
Mélanie René, vous venez d’être nommée présidente de l’ADELE. Pouvez-vous nous expliquer les enjeux de la décarbonation sur le territoire de Saint-Nazaire ?
L’Association de Décarbonation Loire Estuaire (ADELE) rassemble tous les acteurs du territoire engagés pour la décarbonation du territoire à horizon 2050. Ce territoire produit entre 5 à 6 millions de tonnes de CO2 par an, ce qui représente 20% des émissions des Pays de la Loire. 85% des émissions du territoire Loire Estuaire proviennent des industriels et 70% du trafic du port de Nantes Saint-Nazaire est lié aux énergies fossiles (gaz, pétrole).
Quels sont les objectifs de cette toute nouvelle association basée à Saint-Nazaire ?
L’ADELE organise le pilotage opérationnel du programme Loire Estuaire Décarbonation, et assure le lien entre l’ADEME et les porteurs de projets. Créée dans le cadre de l’appel à projets ZIBaC (Zone Industrielle Bas Carbone), elle est composée de :
– 5 membres fondateurs que sont la Région Pays de la Loire, l’agglomération de St-Nazaire, la communauté de communes Estuaire&Sillon, le Grand Port Maritime Nantes Saint-Nazaire et l’Association des Industriels Loire Estuaire (AILE)
– Des membres adhérents, chaque membre faisant partie d’un des collèges : Membres fondateurs, Entreprises et industriels (y compris logisticiens), Acteurs de la formation, recherche et innovation et Organismes et acteurs du développement local.
L’objectif de l’association est d’accélérer la décarbonation du territoire Loire Estuaire. Elle sert à faire ce lien entre l’Etat et ses différents membres. Ce qui est remarquable, c’est notre capacité à travailler tous ensemble. Si la décarbonation est déjà en marche, il va maintenant falloir passer la vitesse supérieure. Il va falloir nous assurer que l’on garde le dynamisme de ce territoire, de créer de nouveaux emplois, etc.
Dans quel cas les entreprises peuvent-elles solliciter l’ADELE ?
Toute institution ou entreprise quelle que soit sa taille ou son secteur économique peut être intéressée à rejoindre l’ADELE. Cela peut concerner une entreprise qui voudrait par exemple capter ses émissions de gaz à effet de serre, ou encore utiliser de l’énergie plus vertueuse. Ainsi, une entreprise qui génère de la biomasse pourrait être accompagnée pour voir de quelle manière cette biomasse pourrait être valorisée etc. Dans ce cas de figure, elle pourrait faire appel à l’ADELE pour être impliquée sur l’étude adéquate et ainsi accélérer sa décarbonation.
Des entreprises extérieures au territoire peuvent-elles être aussi concernées ?
Pour être membre de l’association, il faut être impliqué dans une démarche de transition énergétique et être lié aux activités et services de la zone industrialo-portuaire. C’est ainsi que l’entreprise Lhyfe est nouvellement arrivée parce qu’elle propose une activité liée à la décarbonation. Des entreprises peuvent amener de nouveaux services, de nouvelles activités, de nouveaux métiers qui auront pour but de décarboner la zone, de générer des projets à forte valeur environnementale.
mailto:contact@adele-decarbonation.fr
Quel rôle l’entreprise Cargill a-t-elle à jouer dans ce processus de décarbonation ?
Chez Cargill, nous travaillons sur un projet de chaudière biomasse pour valoriser les co-produits de l’usine de Saint-Nazaire et ainsi produire de la vapeur pour nos deux usines. Cette initiative peut intéresser certains de nos voisins industriels. Nous produisons 40.000 tonnes de CO2 par an sur les sites de Montoir et Saint-Nazaire. Si le projet aboutit, cela nous permettrait de décarboner nos deux sites.
Cargill étant engagé et acteur dans cette démarche, j’ai l’immense fierté et honneur d’avoir été désignée représentante des industriels par les membres AILE (Association des Industriels Loire Estuaire) puis élue à l’unanimité présidente de l’ADELE !
En tant que femme cheffe d’entreprise, pensez-vous que les femmes peuvent-elles aussi faire bouger les lignes pour une industrie plus durable ?
Je ne pense pas que ce soit une question de genre. Nous avons toutes et tous un rôle à jouer dans la décarbonation. C’est notre capacité à travailler ensemble, en collectif, à s’écouter les uns les autres, qui va nous permettre de faire avancer les choses. C’est d’ailleurs ce que j’adore dans cette association et sur ce territoire, c’est notre capacité à travailler ensemble, publics et privés, à être dans l’action !
La conduite du changement est un vrai challenge. Mais c’est notre capacité à agir, à accepter l’erreur, qui va faire que l’on va réussir à atteindre notre objectif de neutralité carbone. Je crois en nous !
La Forge des Batignolles, lieu totem du renouveau industriel nantais, accueille de nouvelles entreprisesRejoignez la dynamique de la décarbonation en contactant l’ADELE !
Construite dans les années 20 au nord-est de Nantes, à deux pas du tramway Haluchère, l’usine des Batignolles se dresse fièrement dans son nouvel écrin. Oeuvre d’Eugène Freyssinet, père du béton précontraint, c’est l’une des plus grandes inventions dans le domaine de la construction en béton, qui a révolutionné l’art de construire du XXème siècle. Cette structure d’usine était déjà novatrice pour l’époque, avec des ateliers d’usinage déployés « en arête de poisson » de chaque côté d’un vaste hall d’assemblage final.
A côté de cette ancienne usine, longtemps laissée à l’abandon, les lieux étaient partagés par les industriels historiques Kelvion, ACB, Saunier Duval, et depuis peu, Orange qui y a récemment installé son siège régional.
Un lieu pour accueillir les jeunes entreprises
Elle connaît aujourd’hui une renaissance. Symbole du renouveau industriel nantais, ce lieu qui s’inscrit dans la perspective du plan France 2030, a pour objectif de donner un souffle nouveau aux technologies d’avenir, susceptibles de répondre aux enjeux de la décarbonation. Dans l’idée de favoriser les croisements, il s’adresse aussi bien aux entreprises des secteurs high tech (intelligence artificielle, robotique et électronique) que des secteurs de la low tech (réemploi, éco-construction, recyclage, conditionnement).
Plus que de simples espaces de travail, les Forges Batignolles ont été pensées pour « réinventer notre façon d’entreprendre, de se développer et de se diversifier », souligne François Gac, en charge du développement et de la commercialisation des bureaux.
Des espaces conçus pour favoriser le coworking industriel
Le site se compose de deux bâtiments de 5 et 7 étages, répartis en espaces de travail flexibles et adaptés à chaque entreprise. D’une superficie totale de 5 600 m², ils proposent des espaces de coworking, des bureaux et des plateaux. En rez-de-chaussée, se trouvent des espaces partagés, dont une salle de sport et un espace de restauration. Ces bâtiments sont directement liés aux anciennes halles Freyssinet.
Un vaste espace de 1 100 m², avec 300 m² de mezzanine est plus spécifiquement dédié à des activités de co-construction. En coworking, des ateliers privatifs de production couplés à des espaces de travail adaptés aux jeunes entreprises industrielles, en bureaux partagés ou ateliers privatifs, avec la possibilité de les louer à 350 €HT au mois ou 19€HT à la journée.
Pour les ateliers privatifs, des services mutualisés seront opérationnels avec un système de ponts-roulants remis en état de fonctionnement (entre 20 et 26€ du m2). Des salles de réunion et un auditorium sont aussi prévues pour se réunir, ainsi que des salons pour recevoir ses interlocuteurs.
Une vaste halle dédiée à l’événementiel
Dans l’une des halles, une vaste nef industrielle a été entièrement rénovée pour accueillir tout type d’événements autour de la production et du « faire ». D’une superficie de 800m2 à l’intérieur et dotée d’un extérieur de 1300 m2, cette halle Freyssinet représente un vaste espace baigné de lumière, qui est voué à être loué pour de l’événementiel.
80% des entreprises installées en 2023 à Nantes et Saint-Nazaire sont à impact
Afin de répondre aux nouveaux enjeux écologiques, économiques et sociétaux des territoires, l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement met depuis trois ans l’impact social et environnemental au coeur de sa stratégie.
Sur les 46 entreprises accompagnées par l’agence dans leur implantation sur le territoire en 2023, la part d’entreprises à impact environnemental, sociétal ou territorial représentait cette année 80 % des projets accompagnés (contre 70% en 2022). Parmi ces projets, toutes les filières et les écosystèmes d’excellence et émergents sont représentés.
Nouvelles énergies et filières émergentes
La filière des nouvelles énergies et propulsions représente le plus fort contingent avec par exemple l’arrivée de l’entreprise Farra Marine, originaire d’Irlande, qui exploite des navires de transfert d’équipages et de marchandise sur les parcs éoliens offshore.
Les filières émergentes (mode responsable, l’économie circulaire et le réemploi) sont aussi plus représentés avec l’exemple de l’installation de La Virgule qui réalise des sacs à partir de chutes de matériaux de sport ou d’équipements sportifs en fin de vie.
Le secteur du numérique responsable voit l’accueil de nouveaux acteurs très engagés, autour de modèles inclusifs (Konexio) ou apportant des réponses aux enjeux climatiques (WaltR) et de recyclage des déchets (Octoplus 3D).
5 nouvelles entreprises à Saint-Nazaire
Sur le territoire de Saint-Nazaire Agglomération, 5 nouvelles entreprises se sont installées sur des secteurs d’activités stratégiques (numérique, maritime, recrutement recyclage et services). Des entreprises qui viennent renforcer la diversification de l’économie locale et créent des synergies avec les acteurs historiques. A noter également, le choix de la société de courtage Génération (photo ci-dessus) d’installer un site à Saint-Nazaire, avec la création de 200 emplois d’ici 3 ans « qui symbolise l’attractivité de l’agglomération et répond aux enjeux de complémentarité de l’emploi dans les services avec le secteur de l’industrie », souligne Nicolas Debon, directeur de l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement.
Sur les territoires voisins, l’agence a accompagné l’implantation de 5 entreprises, « ce qui illustre l’alliance des territoires et la complémentarité autour des enjeux économiques pour une meilleure répartition de l’emploi ».
10 projets internationaux
Sur le volet international, malgré un contexte géopolitique complexe, l’action de l’agence a permis d’accueillir 10 nouveaux projets à capitaux étrangers (22% des projets). La moitié d’entre eux sont issus de la province du Québec au Canada, avec laquelle Nantes entretient des liens forts depuis plusieurs années. C’est le cas de l’entreprise agileDSS (photo ci-dessus), expert de l’analyse des données, qui a pu bénéficier de l’accompagnement de Nantes Saint-Nazaire Développement pour son implantation à Nantes.
Nantes Saint-Nazaire Développement devient la 1ère agence de développement économique à mission de France>> Consulter le rapport d’activités 2023 de Nantes Saint-Nazaire Développement
Après avoir annoncé en juin 2023 son intention d’évoluer vers le statut de « structure à mission », Nantes Saint-Nazaire Développement vient d’entériner cet engagement, lors de son conseil d’administration du 25 janvier 2024, en devenant la première agence de développement économique à mission de France. Cette ambition s’inscrit dans la continuité de la stratégie menée depuis deux ans en faveur de l’accompagnement des transitions environnementales et sociétales des entreprises et du territoire de Nantes et Saint-Nazaire.
« Depuis 2020, j’ai souhaité, avec David Samzun et Yann Trichard, faire évoluer la vision de l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement afin d’être à la hauteur des transformations économiques actuelles, tant sociales qu’environnementales. A l’image d’un territoire dans lequel les acteurs économiques sont historiquement engagés, l’enjeu est d’accélérer notre positionnement sur la création de nouveaux modèles économiques à fort impact social et environnemental, se félicite Johanna Rolland, Maire de Nantes, Présidente de Nantes Métropole et Présidente de l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement. De la décarbonation du maritime au tourisme durable en passant par le réemploi, tous les secteurs économiques sont concernés et l’agence sera dorénavant un outil opérationnel au service de ces transformations sur le territoire de Nantes Saint-Nazaire »,
Un comité de mission, composé de personnalités indépendantes
En accord avec la loi PACTE, un comité de mission a été nommé avec pour objectif de veiller à l’adéquation des actions engagées par l’agence avec ses objectifs sociaux, environnementaux et territoriaux. Il est composé des personnes suivantes (d’autres membres viendront se rajouter à cette première liste) :
- Kevin GOUGEON – Cofondateur de N’go Shoes
- Yuna JOSSE – Directrice générale de Saunier Duval ECCI
- Gérald LIGNON – Ancien directeur de l’usine Airbus de Montoir
- Sophie LEVY – Directrice du Musée d’arts de Nantes
- Walter BOUVAIS – Cofondateur d’Open Lande
- Virginie RAISSON-VICTOR – Géopolitologue – GIEC PDL – Le Grand Défi
Une gouvernance élargie
L’agence a procédé à l’élargissement de sa gouvernance à de nouveaux acteurs économiques, (représentants d’acteurs de l’enseignement supérieur et de recherche, réseaux économiques, industriels, outils économiques structurants) dans une logique de coopérations économiques renforcées.
Une modification des statuts
Devenue structure à mission, l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement a fait le choix d’inscrire dans ses statuts des objectifs sociaux et environnementaux précis et structurants, et auxquels seront associés des indicateurs de performance rigoureux et ambitieux.
Engagement 1 : Apporter à la sphère économique locale des projets et solutions qui accompagnent les changements sociétaux et environnementaux et répondent aux enjeux du territoire :
- Détecter de nouveaux projets nationaux et internationaux permettant de répondre aux enjeux des territoires sur les volets économiques, écologiques et sociétaux, dans une logique de développement équilibré.
- Proposer une offre de services sur mesure aux acteurs accompagnés.
Engagement 2 : Accompagner et valoriser les filières qui f(er)ont écosystèmes pour faire émerger des projets communs contribuant à la résilience du territoire :
- Favoriser le développement de filières et d’écosystèmes émergents en consolidant la chaîne de valeur (filières historiques, écosystèmes émergents, prospective).
- Valoriser Nantes et Saint-Nazaire comme terres d’impact sur la carte des destinations économiques et évènementielles françaises, européennes et internationales.
Engagement 3 : Faire coopérer les acteurs qui, ensemble, font l’économie d’aujourd’hui et de demain à Nantes Saint-Nazaire :
- Faire coopérer différents réseaux thématiques au service de l’accélération de la transformation économique du territoire.
- Travailler avec les territoires voisins pour un développement économique équilibré.
Engagement 4 : Veiller à l’exemplarité de l’agence à travers une contribution sociétale et environnementale ambitieuse et à l’épanouissement de notre équipe :
- Sensibiliser l’équipe aux enjeux économiques, écologiques et sociaux.
- Réduire notre empreinte environnementale.
- Proposer du mécénat de compétences.
- Formaliser nos engagements et démarches partenariales.
Levées de fonds : les startups à impact trouvent un terreau fertile à Nantes et Saint-NazaireEn savoir + sur Nantes Saint-Nazaire Développement
En 2023, le montant total des levées de fonds s’est élevé à 177 millions d’euros, un montant qui correspond à un retour à la normale, après le record de 636 millions d’euros levés en 2022 en Loire-Atlantique, selon les chiffres consolidés par la Cantine numérique de Nantes.
Parmi toutes ces 32 opérations de levées de fonds, force est de constater que les startups à impact positif trouvent un terreau fertile pour leur développement à Nantes & Saint-Nazaire. En témoignent les quelques 10 levées de fonds d’un montant supérieur à 5 millions d’euros pour des startups à impact, pour certaines dans l’Economie sociale et solidaire.
A commencer par la startup AbolerIS Pharma, spin-off de Nantes Université, fondée en 2019, qui a levé 27,3 millions d’euros de financements pour développer un traitement très prometteur contre la polyarthrite rhumatoïde. AbolerIS Pharma travaille sur une approche thérapeutique innovante pour inhiber la réponse immunitaire chez les patients afin de traiter des maladies inflammatoires, auto-immunes ou dégénératives.
La start-up Beem Energy, qui se positionne comme pionnière dans le domaine de la maîtrise de l’énergie, a réalisé une levée de fonds de 20 M€ en mai dernier, après un premier tour de table de 2 M€ en 2019, année de sa création, puis de 7 M€ en 2021. Objectifs affichés : accélérer la croissance en France, mais aussi son déploiement à l’échelle européenne, notamment en Allemagne, en Italie et aux Pays-Bas où elle est déjà présente ou encore recruter, notamment en R&D, et ainsi doubler ses effectifs qui se composent actuellement de 40 salariés.
Fondée en 2009, Faguo, la marque de prêt-à-porter masculin est passée de 16 à 21 millions d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier et compte porter son réseau de 41 magasins à 60 dans les deux ans. Pour soutenir cet essor, l’entreprise nantaise vient de lever 15 millions d’euros en mars 2023. La levée de fonds doit permettre de muscler la R&D pour intégrer davantage de matières recyclées dans 100 % des pièces, contre 80% actuellement.
Ecov, l’opérateur de mobilité nouvelle génération déploie et opère des lignes de covoiturage dans les territoires périurbains et ruraux. En mai 2023, l’entreprise agréée ESUS a annoncé une levée de fonds de 11,75 M€ auprès de la Banque des territoires (CDC), BNP Paribas, ADEME Investissement et Maif Impact. L’objectif pour cette entreprise à impact est de renforcer ses fonds propres afin de consolider son modèle d’économie de la sobriété. Il lui permettra également d’accélérer la transformation de la mobilité, au service des collectivités locales et de l’Etat pour concrétiser la transition écologique et solidaire hors des centres-villes.
La start-up nantaise Sunology (30 salariés) a réalisé un second tour de table en 2023 qui a permis de réunir 10 M€. Ce montant doit lui permettre d’accompagner sa croissance, de epoursuivre sa dynamique d’innovation, et de massifier ses volumes de vente et se développer « dès cet été » en Europe, à commencer par l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Espagne « simultanément.
Bout’ à Bout’, l’entreprise spécialisée dans la consigne et le réemploi des contenants en verre, ambitionne d’ouvrir « la plus grande usine de lavage de bouteilles de France » à Carquefou près de Nantes. L’entreprise de réemploi de bouteilles en verre a collecté 7,3 millions d’euros de fonds auprès de plusieurs investisseurs privés et public : des industriels de la filière, des distributeurs de boissons, mais également des pouvoirs publics et des citoyens.
WaltR traque la pollution de l’air depuis NantesConsulter la liste des levées de fonds 2023
WaltR a été fondée en avril 2018 par Éric Péquignot, alors ingénieur au CNES (Centre National d’Études Spatiales). Celui-ci est rapidement rejoint par Arnaud Dedieu, aujourd’hui responsable du développement de WaltR dans l’Ouest. « Pour identifier, mesurer et cartographier avec précision les émissions polluantes gazeuses et particulaires d’une ville, d’un site industriel et d’infrastructures aéroportuaires ou portuaires, WaltR exploite une technologie d’imagerie spatiale, brevetée par le CNES, couplée à de l’intelligence artificielle. Et nous ne nous contentons pas d’identifier les émissions polluantes ! Nous aidons également nos clients à réduire ces émissions : nos deux psychosociologues environnementales travaillent notamment avec eux sur le changement des comportements de leurs collaborateurs ou de leurs habitants si c’est une collectivité territoriale ». Un engagement qui porte ses fruits puisque, le 19 octobre dernier, WaltR a remporté le prix de la Transition Écologique au Startups & Innovation Day.
Nantes & Saint-Nazaire en pointe sur le maritime
Accompagnée depuis septembre 2022 par l’Incubateur Centrale Audencia Ensa, la startup WaltR a choisi d’installer une partie de son équipe à Nantes pour développer son réseau local de partenaires, mais aussi de clients. « Nous collaborons déjà avec l’écosystème local, notamment via des partenariats comme avec Airbus Développement, le groupe Lacroix ou encore avec l’école Centrale pour la recherche scientifique. Au-delà des collectivités territoriales, des banques, des assurances et des aéroports, nous voulons aussi accélérer notre développement sur le monde maritime. Nantes Saint Nazaire est en pointe sur ce sujet ! », poursuit Arnaud Dedieu.
Des embauches dans les tuyaux
Composée, pour le moment, de 16 personnes (dont 5 à Nantes), WaltR compte renforcer son équipe nantaise et recherche deux profils en ce début d’année : un ou une développeur front end et un ou une responsable des ventes. « Et, si tout se passe bien, nous prévoyons une dizaine d’embauches courant 2024 sur des fonctions commerciales, IT digital et IA. Nous comptons sur l’écosystème local très dynamique sur ces sujets pour trouver ces talents », conclut Arnaud Dedieu.
Le bureau d’étude canadien Atelier 7 hz exporte à Nantes son expertise en acoustique et vibrationsEn savoir + sur WaltR
« Assurer un climat sonore et vibratoire confortable sur les lieux de vie », telle est la mission d’Atelier 7 hz. Implanté à Montréal et Québec, le bureau d’ingénierie de quinze personnes déploie ses prestations en acoustique et vibration dans la construction de bâtiments et le suivi de bruit dans l’environnement. Atelier 7 hz intervient en grande partie en phase de conception, mais aussi dans le suivi des réalisations, puis dans la mesure de vérification des performances. Immeubles de bureaux ou d’habitations, hôpitaux, écoles, centres culturels, gymnases, sites de production industrielle… l’entreprise travaille sur des projets d’envergure, comme celui de l’hôpital Vaudreuil-Soulange près de Montréal (taille similaire à celle du CHU de Nantes). La mission de 7 hz ne s’arrête pas à la porte des bâtiments : « nous mesurons le bruit et les vibrations à l’intérieur, mais aussi les nuisances induites par la construction d’une autoroute ou du passage d’un train », précise Raphaël Duée, son fondateur et président.
Des stations de surveillance connectées
Dans le cadre d’un crédit impôt recherche alloué par les autorités canadiennes, Atelier 7 hz a mis au point des « stations permanentes » de suivi du bruit et des vibrations. Autonomes en énergies grâce à des panneaux solaires, ces boitiers, installés près d’un chantier, d’une autoroute ou d’un aéroport, captent leur environnement sonore et vibratoire. Les données collectées sont transmises en temps réel sur un serveur. « Nous avons développé une brique supplémentaire basée sur l’intelligence artificielle qui détecte des événements, comme le passage d’un avion ou d’un train, et permet d’obtenir des analyses statistiques détaillées ».
De Montréal à Nantes
Après douze ans passés au Québec, Raphaël Duée a choisi de rejoindre « le vieux continent » avec sa famille, dans l’idée d’y dupliquer le développement de l’entreprise. « Je n’ai pas de racines nantaises et mon épouse est canadienne. Après avoir étudié plusieurs villes, Nantes nous a semblé offrir un environnement propice à notre épanouissement tant familial que professionnel, grâce à son dynamisme, la présence de grands projets et la proximité de l’océan. J’ai de plus perçu une façon plutôt détendue d’aborder les relations de travail qui m’a plu. L’accompagnement de Nantes Saint-Nazaire Développement nous a donné des clés pour découvrir notre environnement et faciliter nos premiers pas. » Prochaine étape : le développement d’affaires qui lui permettra de monter une nouvelle équipe pour couvrir le grand ouest de la France.
Le numérique à portée de tous avec KonexioEn savoir + sur Atelier 7 hz
Créée en 2016, Konexio est déjà présente dans plusieurs régions de France (Île-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Hauts-de-France), mais aussi à l’international (Malawi, Kenya et Jordanie). « Avec notre réseau international et notre participation active dans des structures représentatives de l’économie sociale et solidaire, notre association a été classée première de la catégorie Formation professionnelle et accès à l’emploi dans le TOP 50 2022 de Carenews, un classement qui valorise les 50 associations et entreprises dont l’impact est le plus fort », se réjouit Lison Marigaux, coordinatrice de l’antenne nantaise située dans les locaux de La Cantine numérique. « Nantes Saint-Nazaire Développement nous a accompagnés dans notre implantation nantaise en nous mettant en contact avec des acteurs publics et privés du territoire, et en nous partageant des informations sur les évènements importants ».
Des publics éloignés du numérique et de l’emploi
À Nantes, 4 personnes de Konexio interviennent sur le territoire, en plus des bénévoles qui co-animent les formations. Les sessions de formation proposées favorisent l’alphabétisation numérique (DigitAll), et initient les participants au code et aux métiers du numérique (DigiStart). « Les premières formations nantaises ont été animées dans les locaux de Vinci Immobilier pour le niveau débutant et au sein de l’association Trajet-Réagir ensemble à Saint-Jean-de-Boiseau pour du public en insertion. En novembre, nous avons formé les publics des associations La brocante verte et Les Eaux vives sur un niveau intermédiaire et accompagné un groupe vers les métiers du numérique. À ce jour, nous comptons 42 places de formation, pour 5 groupes de formation (20 % de réfugiés, 21 % de personnes issues des quartiers Prioritaires de la Ville, 25 % de femmes formées) ».
Des soutiens publics et privés
« Nos différents programmes de formations sont dispensés gratuitement et financés par des acteurs publics et privés : la fondation Vinci, qui a été le premier financeur de ce programme, la préfecture, l’entreprise L’Oréal et, tout récemment, la Fondation Free », liste Lison Marigaux. « Notre développement se poursuit en dehors de la Métropole et vers tous publics avec le soutien du Collectif Emploi, du réseau ADN Ouest et d’autres acteurs tels que la Mission locale, Solidarité Estuaire, Cap Emploi ou encore Action emploi réfugiés. Pour continuer à former davantage de personnes, nous aurions besoin aujourd’hui de plus de bénévoles, d’aides sous forme de dons et de matériel, de mise à disposition de salles et de nouveaux financements ».
Trois exemples de projets de réemploi dans la mode responsablePlus d’informations sur Konexio
Selon la définition de l’ADEME, le réemploi est « l’opération par laquelle un produit est donné ou vendu par son propriétaire initial à un tiers qui, a priori, lui donnera une seconde vie. Le produit garde son statut de produit et ne devient à aucun moment un déchet. Il s’agit d’une composante de la prévention des déchets ». Il s’inscrit donc dans la démarche des 5R (réduction, réparation, recyclage, réutilisation et réemploi) et est à la fois une alternative et complémentaire du recyclage.
« Nantes, terre de réemploi »
A Nantes, la filière de la mode responsable est particulièrement pionnière dans cette dynamique d’engagement en faveur d’une industrie moins polluante et plus durable, en faveur d’un développement économique responsable.
Découvrez trois projets du territoire qui ont exposé à l’occasion de l’événement des « Fashion Green Days » qui s’est tenu à Nantes jeudi 16 et vendredi 17 novembre 2023 et illustrent la démarche de « Nantes, terre de réemploi ».
Hedj transforme les polos de la TAN en housse de siège
Depuis 2018, Hedj recyclait des vieux linges de maison en les transformant en vêtements pour enfants. Cette activité ne permettant plus d’assurer la pérennité de l’entreprise, l’idée de sa fondatrice Camille Brun-Jeckel avec son associée Roxanne Gheno, de développer une nouvelle activité autour du réemploi du réemploi de vêtements de travail. « Nous récupérons les blouses, uniformes, vêtements de protection individuelle en fin de vie, puis nous les transformons pour les réintégrer dans l’entreprise » , explique l’entrepreneure. Une première expérimentation est ainsi menée avec la société nantaise de bus Semitan. « Les conducteurs de bus ont émis le besoin d’avoir une protection à mettre sur leurs sièges, notamment en période de grandes chaleurs. Jusqu’à maintenant ils utilisaient principalement leurs propres serviettes. Avec la SEMITAN, nous avons eu l’idée d’utiliser leurs anciens polos devenus obsolètes, à l’occasion du changement de marque de la société, pour les transformer en housse individuelle de siège ». Plus de 1200 polos ont ainsi été récupérés et sauvés du rebut. D’autres transformations devraient suivre avec des parkas, transformées en pochette pour ordinateur et d’anciennes polaires en pochette pour téléphone portable. Hedj a depuis multiplié les contacts et des projets sont en train d’éclore « avec une chaîne de cosmétiques, des entreprises du bâtiment, et même dans le sport avec les t-shirts de clubs sportifs ».
Processus donne une seconde vie à la toile de parachute
En 2014, Gabrielle Le Gall quitte Paris pour Nantes avec l’idée de créer sa propre marque de vêtements. « Un jour mon père m’offre une ancienne toile de parachute. Durant mes études de stylisme, j’ai toujours aimé détourner les matériaux qui avaient peu de valeur pour leur donner une seconde vie. Je décide alors de la transformer en vêtement de pluie », raconte la fondatrice de Processus, une marque de vêtements réalisés à partir d’anciennes toiles de parachute, qu’elle se procure auprès des clubs locaux. « La toile de parachute a une durée de vie limitée, mais elle dispose de propriétés techniques performantes, se maintiennent bien au lavage et on peut les repasser sans problème ». Blousons, doudounes, imperméables, chemises, … les créations de Gabrielle sont infinies et colorées. « Dans une toile de parachute de 23m2, on peut tailler une dizaine de vêtements ». Gabrielle produit beaucoup sur commande mais envisage des collaborations avec d’autres entreprises de la mode nantaise dans les prochains mois.
> Découvrir Processus
Artefact transforme les équipements sportifs en sacs à dos
« Chez Artefact, nous avons eu l’idée d’utiliser des matériaux issus d’équipements sportifs de très bonne qualité, de les laver, de les couper, de les coudre pour les transformer en sacs à dos et sacoches vélo, résistants à la pluie et à l’abrasion. Nous ne faisons ainsi plus aucune concession entre un produit technique de qualité et un produit écoresponsable ! », résume Maxime Labat, directeur commercial de Artefact (ex : La Virgule).
> Découvrir La Virgule
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Julie LETAN
Chargée de développement Economie circulaire et Réemploi
+33 (0)6 73 88 33 91