Nantes Saint-Nazaire Développement devient une agence de développement économique à mission, une première en France

A l’occasion de son conseil d’administration, qui s’est tenu le 29 juin 2023, l’Agence Nantes Saint-Nazaire Développement a validé son engagement de devenir une « structure à mission » d’ici la fin de l’année 2023. Cette ambition s’inscrit dans la continuité de la stratégie poursuivie depuis deux ans en faveur de l’accompagnement des transitions environnementales et sociétales du territoire de Nantes et Saint-Nazaire. 

Ainsi, pour aller plus loin dans sa raison d’être, Nantes Saint-Nazaire Développement a choisi de s’appuyer sur les opportunités offertes par la loi Pacte (loi relative à la croissance et la transformation des entreprises du 22 mai 2019) en introduisant à côté de l’entreprise à mission la qualité plus large de « structure à mission » qui permet de mettre au cœur de son activité la résolution des défis sociétaux et environnementaux du 21e siècle. 

Très concrètement, cette nouvelle étape du positionnement de l’agence permettra l’intégration dans les statuts de l’association d’une « raison d’être » renouvelée ainsi que la participation aux instances d’un comité de mission et de nouveaux acteurs publics et privés. 

Un chemin de transformation vers la qualité de « structure à mission » 

Afin de répondre aux nouveaux enjeux écologiques, économiques et sociétaux des territoires, l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement met depuis deux ans l’impact social et environnemental au coeur de sa stratégie. L’objectif : mettre ses moyens en priorité sur la prospection, l’accueil et l’accompagnement d’entreprises non seulement issues des filières prioritaires, mais qui ont aussi un impact positif pour le territoire. Concrètement cela se traduit par l’accueil d’entreprises qui via leurs nouveaux modèles économiques, contribuent à développer dès aujourd’hui des solutions pour accélérer les mutations économiques et favoriser l’émergence de nouvelles filières responsables à Nantes & Saint-Nazaire. En 2022, les deux tiers des entreprises accueillies sur le territoire de Nantes & Saint-Nazaire sont à impact. Ces entreprises à impact concernent majoritairement les filières stratégiques des énergies nouvelles, de la santé et des bioressources marines, des industries culturelles et créatives et l’alimentation, le transport à la voile. On peut ainsi citer, dans le secteur des énergies nouvelles, l’arrivée des entreprises Nouvergies, Global Wind Service ou encore Wisamo dans le secteur du transport à la voile.

Une nouvelle feuille de route pour l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement

Ce chemin passe par la validation d’étapes successives d’ici décembre 2023 : 

1. Intégration dans les statuts de l’association d’une « raison d’être » renouvelée et de nouveaux engagements sociaux et environnementaux 

L’agence inscrit dans sa « raison d’être », soit l’ambition qu’elle porte sur le long terme, les contributions sociétales et environnementales nécessaires pour que le territoire de Nantes et Saint-Nazaire continue d’être une référence en matière de développement économique responsable, collaboratif et innovant. 

L’Agence engage avec ses parties prenantes la reformulation de sa « raison d’être », de ses engagements et objectifs statutaires et opérationnels, ainsi que la formalisation d’un plan d’actions renouvelé autour des domaines d’activités stratégiques comme :

2. Intégration dans sa gouvernance d’un comité de mission 

Distinct des organes sociaux et décisionnels, le comité à mission sera chargé exclusivement, et de manière bénévole par ses membres, du suivi de l’exécution de la mission. Son regard extérieur et pluriel devra garantir que les actions déployées par l’Agence sont conformes à l’ambition fixée dans les statuts. 

3. Intégration dans les instances (Conseil d’administration et/ou Assemblée générale) de nouveaux partenaires 

En complément des représentants de la Chambre de commerce et de l’industrie de Nantes St-Nazaire et de la Chambre des Métiers, des institutions et réseaux (œuvrant dans le développement économique et contribuant aux actions de l’Agence) rejoindront les instances au Conseil d’administration et/ou à l’Assemblée générale de décembre 2023.

4. Intégration de nouvelles communautés de communes dans la gouvernance de l’association

En phase avec la volonté de soutenir de nouveaux équilibres dans une logique d’alliance des territoires, l’Agence adapte son offre de services et sa stratégie de développement économique aux communautés de communes réunies au sein du Pôle Métropolitain Nantes Saint-Nazaire (PMNSN) avec lequel elle a conventionné en 2023. Cela traduit la volonté de penser collectivement le développement économique afin de ne pas concentrer toutes les entreprises et tous les emplois sur le territoire de Nantes Métropole et de La Carène au détriment des territoires avoisinants. En 2022, 6 projets ont déjà été accompagnés : à Malville, à Treillières, à Pornic notamment. Ils ont permis la création de 160 emplois.

Lincubacteur de Saint-Etienne-de-Montluc : un lieu en pleine nature pour favoriser les échanges entre entrepreneurs

Pour les jeunes entreprises startups et porteurs de projet, s’installer dans une pépinière d’entreprises ou un coworking est souvent un bon moyen pour rompre l’isolement, permettre les échanges avec des pairs. C’est aussi l’occasion de profiter d’un accompagnement, en termes d’écoute et de conseils, d’autant plus bienvenue lorsque l’on décide de monter son entreprise en ruralité, à l’écart des métropoles. Perrine Edelin est en charge de l’animation de cet incubateur, situé à St-Etienne-de-Montluc, à une vingtaine de kilomètres de Nantes.

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Un rendez-vous trimestriel pour faire le point

A 15mn de la métropole, c’est un ilôt de calme et de verdure, où les entrepreneurs s’activent pourtant comme dans une ruche. En ce printemps, Lincubacteur héberge 30 entrepreneurs, à divers stades de leur développement. Il est composé d’une pépinière, dédiée aux entreprises qui ont moins de 4 ans d’existence, et d’un hôtel d’entreprises pour celles âgées de 4 ans et plus, qui signent alors un bail pour 3 ans. « Dans notre offre, nous mettons en place un accompagnement sur mesure : cela consiste à s’engager pour  un rendez-vous obligatoire avec le porteur de projet une fois par trimestre au minimum pour échanger sur l’état d’avancement de son entreprise, explique Perrine Edelin, responsable de Lincubacteur de St-Etienne-de-Montluc (en photo, à droite). C’est l’occasion de faire le point sur la gestion au sens large de leur entreprise, le moral de l’entrepreneur, la partie prospection et démarche commerciale, le besoin en ressources humaines, l’organisation de son temps, le marketing, etc ».

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Rompre l’isolement de l’entrepreneur

« Même pour les entrepreneurs dont l’activité bat son plein, c’est l’occasion de faire une pause dans une vie bien rythmée, où ils ont souvent la tête dans le guidon. Si le besoin s’en fait sentir, notre rôle peut être de les orienter vers les chambres consulaires ou vers des experts pertinents sur tel ou tel sujet, comme les réseaux sociaux, le recrutement, l’innovation, la signature électronique, etc. », détaille la responsable des lieux. Déjeuners, rituel du café le vendredi, ateliers collectifs, tout est fait pour favoriser les échanges et la prescription.

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« Le profil type : un entrepreneur de 40 ans, 15 ans d’expérience professionnelle, soucieux de servir son territoire »

Parmi les entrepreneurs installés dans Lincubacteur, on compte plutôt des prestataires de services, qui exercent en BtoB : des bureaux d’études, des maîtres d’œuvre, du webmarketing, des startups du secteur médical ou de l’énergie, des sociétés d’infogérance, des agences de communication. Parmi les derniers arrivés, deux jeunes qui montent leur fablab, une entreprise de maintenance industrielle et un foodtruck.

Le profil d’entrepreneur-type de Lincubacteur est  un.e entrepreneur.e, âgé.e d’une quarantaine d’années, avec quinze ans d’expérience professionnelle, qui crée son entreprise dans l’objectif de mieux gérer son temps pro-perso. « Les entrepreneurs que nous accueillons font souvent part de leur envie de travailler pour leur territoire, de se rendre utile. Ils formulent aussi le souhait de travailler davantage en proximité, ce qui passe par la réduction de leurs temps de déplacement ».

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Favoriser l’économie circulaire et accompagner les transitions écologiques

Un accompagnement en faveur des transitions écologiques et sociétales que Perrine Edelin a à cœur de proposer dans son offre de services. « Si cela a toujours été plus ou moins dans notre ADN, nous cherchons, via des animations collectives, à développer l’économie circulaire, sensibiliser à travers la fresque du climat, favoriser le partage de compétences et le réemploi, par exemple en organisant un atelier sur la manière dont les déchets de l’un pourraient être réutilisés par les autres par exemple ».

 

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Quelques places de bureaux encore disponibles

Pour intégrer cette pépinière gérée par la communauté de communes d’Estuaire&Sillon, la seule condition requise est de signer un bail précaire pour un bureau sur une durée de deux ans. L’immatriculation de l’entreprise n’est pas obligatoire en pépinière. Pour des durées moins longues, les bureaux sont aussi disponibles en coworking pour une durée d’une demi-journée, une journée, au mois ou au trimestre. 

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Lincubacteur, c’est :

Retrouvez les lieux de coworking sur Estuaire&Sillon :

Fabriqué à Savenay, le biscuit Kignon valorise aussi bien les invendus de pains que le handicap

Saviez-vous que 600 millions de baguettes sont perdues chaque année, dont 200 millions directement mises à la poubelle dans les boulangeries ? Cela même alors que 1 Français sur 5 a des difficultés à se nourrir correctement et que le réchauffement climatique s’accélère, limitant les ressources en eau pour les céréales. Pour fabriquer une baguette de pain, entre la culture du blé, la transformation en farine et incorporation dans le pain, on utilise l’équivalent d’une baignoire remplie d’eau.  

Kignon, un biscuit engagé pour les économies d’eau et la lutte contre le gaspillage 

Un gaspillage alimentaire que ne supportaient plus Alix Guyot, Louise Douillet et Katia Tardy (en photo), 3 ingénieures agro-alimentaires qui se sont rencontrées dans une association nantaise pour l’insertion des personnes en situation de handicap. Elles ont alors l’idée de se servir de ces invendus de pains bio pour créer le biscuit « Kignon », un délicieux petit biscuit fabriqué à partir d’invendus de pains bio et d’ingrédients locaux et équitables, récupérés dans plusieurs boulangeries bio de la région nantaise et du littoral.

Ces pains sont transformés en farine recyclée, qui est ensuite intégrée dans chacune des recettes. Une valorisation du pain qui représente une importante économie d’eau. « Dans notre atelier de Loire-Atlantique, nous valorisons 30 tonnes de pains invendus bio par an, l’équivalent de 120 000 baguettes. Cela représente 25 millions de litres d’eau, donc environ 10 piscines olympiques chaque année », souligne Katia Tardy, co-fondatrice de Kignon, en charge de la communication.

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Créer une entreprise à impact sociétal et environnemental  

Mais l’ambition des trois « Drôles de dames de la biscuiterie » ne s’arrête pas là. Portées par leur envie de « donner du sens à leur projet, de créer une entreprise à impact sociétal et environnemental qui vienne agir concrètement contre le gaspillage et pour l’inclusion des personnes en situation de handicap », elles partent à la recherche d’un personnel en insertion. Il se trouve que « les ESAT (Etablissements et Services d’Aide par le Travail) sont régulièrement en recherche d’activité pour leurs usagers. Cette situation de sous-activité s’est aggravée depuis le COVID : les ESAT sont en permanence en recherche de nouveaux projets pérennes pour former les travailleurs à d’autres compétences métier », explique Katia Tardy. Après quelques semaines de recherches, l’ESAT de Savenay leur répond positivement, suite à l’arrêt d’une précédente activité de reconditionnement suspendue avec le Covid justement.

L’aventure de la « Biscuiterie Handi-Gaspi » est alors lancée début 2022 !  « L’ESAT de Savenay avait des locaux disponibles, du personnel pour former les équipes et adhérait complètement au projet », raconte Katia. Aujourd’hui, trente personnes fabriquent les biscuits Kignon, de la fabrication de la pâte, au reconditionnement et à la distribution. « Tout est fait sur place à Savenay avec les équipes en situation de handicap, ajoute Katia. Un beau partenariat s’est créé avec les équipes médico-sociales sur place. On a dû repenser toute l’activité et adapté tout le process pour prendre en compte les handicaps mentaux et psychiques pour choisir les bonnes machines et rendre visuelles toutes les étapes pour ceux qui ne savent pas lire et écrire, de manière à ce que chacun puisse s’épanouir dans ce nouveau métier ». 

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Savenay, une terre d’impact 

Le trio d’entrepreneures a pu, dès le début, compter sur des partenaires locaux, pour les accompagner dans leur développement. Les boîtes sont imprimées au local, à Vigneux de Bretagne (44). Le biscuit Kignon est présent dans 600 magasins bio et depuis le mois de juin… dans tous les trains de France. L’hôtellerie-restauration en est aussi très friande puisque les biscuits sont notamment proposés dans les hôtels Barrière à la Baule.

La sensibilisation à la lutte contre le gaspillage et l’inclusion sont aussi leur credo. « A Savenay, nous organisons des ateliers de sensibilisation à l’handi-gaspi, de la maternelle au lycée, où nous allons sur la pause déjeuner avec nos travailleurs en situation de handicap, pour fabriquer des gaufres en direct à partir des invendus de pain ». Nous proposons aussi ces ateliers dans les entreprises, ou accueillons directement dans nos locaux pour découvrir notre activité. « Cela nous booste au quotidien de voir que ces personnes en situation de handicap sont épanouies dans ce qu’elles font. Des familles nous appellent pour nous dire que les personnes ont retrouvé une fierté à travers cette activité. Alors qu’ils ne parlaient pas de leur travail avant, ils ont acquis une visibilité à travers les nombreux médias qui sont venus nous voir. On essaie de les rendre visibles autant que l’on peut, en les emmenant sur la remise de prix et dans les démonstrations ». 

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La Loire-Atlantique, un territoire pour l’économie circulaire et l’entrepreneuriat social

La matière première est récupérée au plus près. « Nous travaillons avec des boulangers partenaires, les sociétaires Biocoop du bord de mer ou de Nantes et Biofournil ». Côté business, les entrepreneures sont bien entourées : elles adhèrent à plusieurs réseaux comme Entrepreneurs Bio des Pays de la Loire, Saveurs Détonnantes, GIRPEH pour l’emploi et le handicap, et le Réseau Entreprendre, « l’un des plus structurants, sous le coaching de Pierre Chartier, directeur des centres Leclerc de Paridis et Atlantis » qui pourrait leur permettre de distribuer dans ses magasins à terme. Les demandes affluent de partout en France. La moisson de concours qu’elles ont remportés leur a permis de financer en partie leur développement.

Ce modèle à impact positif va bientôt être dupliqué dans d’autres régions de France, à Paris et Lyon au cours des prochains mois, avec à chaque fois, l’engagement de mettre en place une démarche 100% bio, locale et handi-gaspi. « L’ambition est vraiment de porter le label handi-gaspi à l’échelle nationale chez d’autres acteurs. Et pourquoi pas demain transformer des fruits moches en confiture ou des meubles avec des chutes de bois », imagine déjà Katia Tardy. 

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Fairwinds : du fret à la voile et de belles histoires

« J’ai eu cette idée de créer Fairwinds à partir de mon expérience en tant qu’équipier volontaire sur de grands voiliers chaque été depuis deux ans », explique l’étudiant de Belfort, en dernière année d’un double parcours en école de Commerce et en école d’ingénieur. « Les traversées sont souvent des expériences intenses ! ».

5 produits, 5 destinations, 5 histoires

« Une édition pourrait ainsi partir de Nantes avec des ressources humanitaires en direction de Haïti, puis de remplir les cales de cacao en République dominicaine, de café en Jamaïque, de thé aux Açores et de rhum en Martinique avant de revenir à Nantes avec des produits équitables précommandés par nos clients, des pépites récoltées ou fabriquées par de petits producteurs », poursuit le jeune homme. Cette expédition pourrait durer 3 mois avec des rendez-vous hebdomadaires en ligne pour présenter le produit, donner la parole au producteur, parler de la vie à bord…


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Nantes, ville de l’imaginaire maritime et de l’ESS

« J’ai choisi d’implanter Fairwinds à Nantes, car c’est la ville de l’imaginaire maritime par excellence, la ville de Jules Verne et de son tour du monde en 80 jours. C’est surtout un port historique et une région dynamique sur la thématique du transport à la voile ». Matthieu François espère rencontrer à Nantes des entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS) pour remplir le voilier d’aide humanitaire à l’aller. « Au-delà de l’ambition de Fairwinds de limiter au maximum l’impact carbone du transport en utilisant la voile, j’aimerais également développer l’esprit associatif autour du voilier. En effet, quand le voilier ne sera pas en mer, il pourra embarquer des associations ou des entreprises pour des projets porteurs de sens, à la journée ou sur plusieurs jours ».

Un projet à visée internationale

Fairwinds souhaite voir plus loin que les frontières françaises en s’adressant à une clientèle internationale, vers des pays qui ont un fort passé maritime, comme les Pays-Bas, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Danemark, etc. Le jeune homme teste en ce moment son concept et, si celui-ci est concluant, il espère embaucher 2 ou 3 collaborateurs pour le sourcing, la vente, le marketing digital, ainsi que des membres d’équipage et des équipiers volontaires. Souhaitons-lui bon vent !

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Sea Partners : l’océan au cœur des engagements des entreprises

Marine Chalnot est une amoureuse de l’océan. Cette plongeuse et apnéiste au prénom prédestiné a tout naturellement mis cette forte sensibilité au service des entreprises et des organisations afin de développer et valoriser leurs engagements pour l’océan et le vivant. Pour y parvenir, Sea Partners s’appuie sur une méthodologie cadrée : « tout d’abord, nous réalisons une cartographie du contexte économique et écologique de l’entreprise, de ses fournisseurs, de ses clients et de ses parties prenantes. Ensuite, nous nous appuyons sur une grille d’indicateurs et sur l’analyse de trois grands axes en lien avec l’océan : le prélèvement de ressources, les rejets et la gouvernance. Puis, nous proposons des solutions réalistes et ambitieuses pour minimiser les impacts négatifs et maximiser les actions de régénération. Enfin, nous accompagnons nos clients dans la mise en place de ces solutions et dans leur valorisation, notamment au travers du label Ocean Approved validé par l’ONU ». Marine Chalnot possède également une casquette d’animatrice de la fresque Océane, de la fresque de l’eau, de la fresque du plastique et d’ateliers d’intelligence collective.

Nantes et Saint-Nazaire, des écosystèmes sensibles à l’océan

Sea Partners est une toute jeune entreprise de l’économie sociale et solidaire domiciliée à l’espace de coworking Vacouva. Créé en décembre 2022, le projet était dans les tuyaux depuis la fin 2021. « Quand j’ai cherché où m’implanter, j’ai regardé le dynamisme local et les écosystèmes maritimes de plusieurs territoires. Nantes et Saint-Nazaire sont apparues comme des évidences, tant pour leur sensibilité à l’océan, mais aussi à l’eau douce avec leur lien avec la Loire ou avec le marais de Brière. J’ai été séduite par le réseau NINA qui réunit les acteurs du nautisme, du numérique et de l’innovation, ainsi que par OpenLande qui développe des ateliers autour des entreprises régénératives. J’avais besoin d’être dans un endroit où l’on réfléchit collectivement à l’entreprise de demain, où l’on cherche à reconnecter l’entreprise à son environnement ».


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En lien avec un réseau riche

Pour l’instant seule dans sa structure, Marine Chalnot travaille avec de nombreux indépendants et indépendantes qui ont, comme elle, une forte appétence pour tout ce qui touche à l’océan, à l’utilité sociale, sociétale et environnementale des entreprises et à la préservation de la biodiversité aquatique. « Je travaille également avec des étudiants de l’école Nantes Ynov Campus pour créer des contenus vidéos ». Dans les années à venir, Marine Chalnot souhaite embaucher des collaborateurs, notamment pour la communication sur les réseaux sociaux, ainsi que pour le développement commercial.

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Web2Day 2023 : comment mesurer son impact ?

On le savait déjà : à Nantes, tech et impact vont de pair. L’édition 2023 du Web2Day, du 31 mai au 2 juin derniers, vient à nouveau de le confirmer. Le festival affichait pour mission de donner la parole à celles et ceux qui font bouger les lignes afin d’avancer vers un futur souhaitable. On a ainsi pu s’inspirer du parcours d’entrepreneur.es idéalist.es comme la fondatrice d’Ada Tech School, Chloé Hermary, le co-fondateur de Beem Energy Ralph Feghali, le créateur d’Imagination Machine Rob Spiro ou encore la co-fondatrice d’Hello Asso Hannah Berkouk.

Des entrepreneur.es éclairé.es pour la plupart déjà présents sur le sol nantais : Ada Tech School a trouvé à Nantes un écosystème mature et inclusif pour l’ouverture de sa deuxième école, le studio de startups for good de Rob Spiro y fait  pousser depuis déjà 6 ans des projets à impact positif, tels que Beem Energy et ses kits de panneaux solaires pour les particuliers.

Aux côtés de ces entreprises qui mettent l’impact au cœur de leur stratégie, la mesure de l’impact a tout naturellement trouvé sa place dans les débats avec une conférence animée par Ricardo Scacchetti, fondateur de la startup nantaise Impact Track, à l’origine d’une plateforme qui facilite la mesure et la gestion de l’impact social et environnemental. Autour de lui, la cofondatrice de Citizing, Julie de Brux, qui a récemment rejoint l’écosystème nantais, ainsi que Céline Mas, fondatrice de Return for Society, et Fatemeh Jailani, fondatrice de Singa.

Vous avez dit « impact » ? 

Comme le rappelle Julie de Brux, « la notion d’impact désigne les conséquences d’une activité sur la planète et la société, qu’elles soient économiques, sociales ou environnementales. On parle ici des effets positifs ou négatifs qui surviennent à court ou long terme ». 

« Aucune entreprise n’est parfaite » prévient Céline Mas. Fondatrice du réseau de conseil en impact social Return for Society, elle aborde l’impact sous plusieurs angles, en reliant études et techniques cognitives. « Ce qui compte avant tout, c’est l’engagement : il ne s’agit pas de masquer ce qui est moins positif au sein de nos activités, mais plutôt de le reconnaitre et de voir comment on peut les améliorer. » Quant à la notion d’entreprise à impact, s’il n’y a pas de définition juridique, on s’accorde à désigner sous ce terme « les organisations ayant comme finalité un impact positif ». 

C’est le cas de Singa, qui contribue à créer une société plus inclusive en rassemblant population locale et nouveaux arrivants (personnes réfugiées, demandeurs d’asile…) autour de projets sociaux, professionnels et entrepreneuriaux. Fatimeh Jailani, sa directrice des opérations, voit dans la notion d’impact l’ensemble de ce qui sera mis en place pour arriver à cet eldorado voulu par Singa : un écosystème inclusif où ces nouveaux arrivants pourront se réaliser comme les autres. 


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Mesurer l’impact : pourquoi ?

Pour Julie de Brux, « mesurer l’impact représente une aide à la décision. Estimée en amont, elle permet de prendre des décisions plus justes et convaincre des financeurs. Au fil de l’eau, le calcul de l’impact aide à piloter et ajuster son activité. » 

Parallèlement au nombre croissant d’entreprises à impact, le besoin d’évaluer et de calculer cet impact s’est naturellement fait jour. « La mesure d’impact est passée en quelques années “d’un ‘nice to have’ à un ‘must have’» résume la co-fondatrice de Citizing, qui rappelle que “les investissements publics de l’État d’un montant supérieur à 20 millions d’euros sont déjà soumis à l’obligation de mesurer leur retour sur investissement socio-économique et environnemental, comme ce le sera bientôt le cas pour les collectivités locales et les fonds d’investissement, en particulier les fonds dits à impact.” 

Des approches complémentaires

Pour cette docteure en économie, utiliser une même unité pour comparer les impacts négatifs et positifs s’impose. C’est en l’occurrence l’unité monétaire que Citizing emploie pour mesurer l’impact des investissements publics et privés : “pour un euro investi, notre méthode permet de connaître quelle valeur économique, sociale et environnementale l’activité va créer pour la société et pour la planète.” 

Céline Mas rappelle qu’il n’existe pas à ce jour de norme internationale de mesure d’impact. “On peut toutefois se référer à des cadres tels que les objectifs de développement durable (ODD) ou le Global Compact pour définir des indicateurs. Mais il n’y a pas d’indicateur pour tout. Il est ainsi difficile de mesurer l’invisible, comme des modifications des comportements. La mesure d’impact n’a rien d’une science exacte, ce qui n’est pas toujours facile à comprendre pour les entreprises qui s’attendent à des éléments précis”. L’entrepreneure sociale confie n’avoir de cesse de s’interroger avant chaque projet de mesure d’impact qu’elle est amenée à étudier. “C’est un sujet en construction, qui exige de l’humilité et du temps. On est dans de la recherche appliquée. Il faut se poser beaucoup de questions, travailler en équipes, c’est ce qui rend la discipline passionnante ! » 

Mesurer l’invisible, un enjeu à relever par la coopération

Un constat partagé par Fatemeh Jailani, pour qui le fait de mesurer l’impact par des indicateurs quantitatifs et tangibles rencontre certaines limites. « Nous pouvons certes calculer le nombre de nouveaux arrivants accompagnés, le nombre d’emplois qu’ils ont trouvés ou d’entreprises qu’ils ont créées, mais quid de la qualité de leur emploi ou de leur ressenti ? Il est indispensable de compléter les indicateurs quantitatifs par d’autres, qualitatifs. Notre mission chez Singa est d’aider les nouveaux arrivants à se débarrasser de l’étiquette de réfugié qui leur colle à la peau, et de retrouver une identité. Mais l’épanouissement, le bien-être ne se laissent pas mesurer facilement. Chez Singa, on essaie de mettre des mots sur des non-dits.« 

Fatimeh Jailani estime ainsi qu’il est nécessaire de « casser les silos pour adopter des normes à la hauteur des enjeux. Nous devons réunir des personnes qui travaillent sur différents types d’expérience pour réussir à capter les non-dits. Le sujet est si riche qu’il mérite d’être alimenté par toutes celles et ceux qui s’y consacrent ! »

En savoir + sur le Web2Day

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L’Institut Supérieur de l’Environnement ouvre un campus à Nantes

Les locaux sont encore en cours d’aménagement dans le parc du Perray, à l’Est de Nantes, et seront bientôt prêts à accueillir la première promotion nantaise de 90 élèves. « Nous sommes impatients de proposer sur ce territoire des formations essentielles pour répondre aux enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux », déclare Maelann Leau, directrice du campus de Nantes. À l’Institut Supérieur de l’Environnement (ISE), l’enseignement repose sur trois piliers : le management, le droit de l’environnement et l’ingénierie environnementale. À la rentrée de septembre, plusieurs formations en alternance seront ainsi proposées : un BTS Gestion et Protection de la Nature, un bachelor de Chargé d’Affaires Environnement et des Masters en management Ingénierie et Droit de l’Environnement ou en management Santé, Sécurité et Environnement. « D’ici à trois ans, notre campus pourra en accueillir jusqu’à 350 étudiants ».

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« La RSE infuse sur ce territoire »

Si la proximité du littoral et l’intérêt culturel de Nantes ont pesé dans la balance pour choisir Nantes comme lieu d’implantation, d’autres critères sont entrés en ligne de compte : « À Nantes, l’écosystème était très favorable à la RSE qui infuse dans de nombreuses entreprises. C’est aussi un territoire qui, historiquement, baigne dans l’économie sociale et solidaire », poursuit Maelann Leau. « J’ai eu la chance de rejoindre récemment DRO, l’association des Dirigeants Responsables de l’Ouest afin d’entrer en lien direct avec des entreprises engagées. Peut-être de futurs employeurs pour nos étudiants ? Par ailleurs, j’ai également pu entrer en contact avec un réseau d’intervenants pertinents, des professionnels en activité : ils animeront des ateliers et partageront leurs expertises avec nos étudiants ». 

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L’exemplarité en matière de transition écologique

En matière de RSE, l’Institut Supérieur de l’Environnement n’est pas en reste ! « Si nous avons pour mission de former les acteurs de la transition écologique de demain, nous nous devons de montrer l’exemple aussi ! C’est pourquoi l’ensemble de notre mobilier ou de nos équipements sont de seconde main. Nous avons prévu de créer, avec nos étudiants, un potager solidaire avec un compost et un récupérateur d’eau. Enfin, nous souhaitons mettre à disposition d’entrepreneurs engagés une partie de nos locaux ».

En savoir + sur l’ISE


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Transport à la voile : 50% des emplois de la filière à Nantes & Saint-Nazaire en 2030

Aujourd’hui, 90% des échanges de marchandises dans le monde sont réalisés par le transport maritime, responsable de 3% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Si rien n’est entrepris, l’Organisation maritime internationale (OMI) estime que les émissions de CO2 issues du transport maritime pourraient encore augmenter de 50%. Par conséquent, l’OMI a adopté une stratégie visant à diminuer de 50% les émissions de GES de la flotte mondiale d’ici 2050. 

Un potentiel de 10.000 navires équipés en 2030

A l’heure actuelle, on compte 25 grands navires marchands existants équipés de la propulsion vélique dans le monde. L’étude réalisée par le cabinet Avisa Partners estime que ce sont quelque 10.000 navires qui pourraient être équipés de cette technologie d’ici 2030 et jusqu’à 40.000 d’ici 2050, ce qui représenterait alors 45% de la flotte mondiale. Compte tenu de ses atouts et de son avance technologique, la France pourrait occuper une place importante dans le développement de cette filière et prendre une part de marché comprise entre 20% à 30%, selon l’étude.  

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Des technologies innovantes

Au cours des dernières années, des développeurs de solutions technologiques variées et prometteuses dans le domaine du transport à la voile ont fait le choix de s’installer sur le territoire de Nantes&Saint-Nazaire. Historiquement à Saint-Nazaire, les Chantiers de l’Atlantique ont développé leur technologie autour de la voile SolidSail. D’autres ont fait le choix de venir s’y installer. Airseas, issue de l’entreprise Airbus, a choisi de quitter Toulouse pour implanter son siège social à Nantes début 2020. Wisamo, initiative du groupe Michelin, a installé ses équipes en juillet 2022 à Nantes au sein du bâtiment Le Brick. Le Nantais Neoline a annoncé en tout début de cette année la construction de son premier cargo à voile le Neoliner, conçu à Nantes, et qui sera mis à l’eau mi-2025. Le Parisien CWS qui développe une aile rigide et vient d’annoncer la construction de son usine de production à Saint-Nazaire. Enfin, dans les bâtiments de l’Ecole centrale de Nantes, Farwind lance la construction d‘un prototype de rotors pour propulser les navires.

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2.250 emplois à nantes & Saint-Nazaire en 2030 

Toutes ces opportunités permettent d’envisager la propulsion par le vent comme une puissante filière d’avenir, fortement créatrice d’emploi pour l’économie française et en particulier à Nantes & Saint-Nazaire. D’après les projections de l’étude, la filière du transport à la voile compte 550 emplois directs en France en 2023, dont 43% sont localisés à Nantes & Saint-Nazaire. D’ici 2030, ce chiffre pourrait être multiplié par 5 à 10 et le territoire concentrerait alors plus de 50% de l’emploi dans la filière. Les entreprises déjà installées ont un fort potentiel sur le territoire d’ici 2030 : rien que chez les équipementiers, ce sont 1500 emplois qui sont annoncés chez Airseas à Nantes, 500 chez CWS, 200 pour les Chantiers de l’Atlantique et 50 chez Wisamo. 

> Consulter l’étude complète sur la filière propulsion vélique

Transport à la voile : L’entreprise CWS s’installe à St-Nazaire et crée plus de 200 emplois

CWS propose un système de propulsion innovant pour le secteur maritime. « Notre système est le fruit d’une longue réflexion afin de répondre au mieux aux défis de l’hybridation et donc de la décarbonation du transport maritime », explique Bruno Toubiana, co-fondateur de CWS. Son système breveté, de voile rigide, assure une propulsion régulière, ayant des effets de dérive limités, même par grande vitesse. « Nous avons développé et qualifié en soufflerie un profil asymétrique optimal qui fournit plus de puissance et permet de mieux remonter au vent. Notre technologie brevetée permet d’inverser ce profil et donc de déployer une aile asymétrique entièrement rigide sur bâbord et tribord amure, tout en divisant par deux la hauteur et en annulant quasiment le fardage dans une position symétrique ».  L’aile développée par CWS réduit la consommation de carburant du navire, en lien avec le moteur principal, et peut être déployée à la fois sur la flotte existante (modernisation) et sur les navires neufs (intégration directe). 

50 ailes produites par an dans l’usine de Saint-Nazaire

L’usine de Saint-Nazaire va être destinée à la production des éléments en composites des ailes, ainsi qu’à l’assemblage des ailes. L’objectif étant de commencer la production dès 2024 et d’assurer une montée en cadence qui pourra atteindre une aile par semaine en 2026. Les premières séries d’ailes permettront d’équiper une flotte complète de nouveaux porte-conteneurs à partir de 2025. A terme, il s’agira d’équiper davantage de navires neufs mais aussi d’équiper les navires déjà en circulation.

Lauréat avec Zéphyr&Borée en 2022

En 2022, une série de bonnes nouvelles est venue conforter la viabilité du projet.  Les tests menés en conditions quasi réelles dans une soufflerie 3D ont donné des performances supérieures aux attentes. CWS a aussi été lauréat de l’appel à projet du CORIMER piloté par l’Etat, avec son projet « Mervent 2025 » visant à produire un porte-conteneur à propulsion vélique composé de 6 ailes avec un consortium composé de Zéphyr&Borée, GTT et Ecole Centrale Nantes, ce qui en fait le plus gros projet du CORIMER (40% du budget total alloué). CWS va ainsi produire et assembler, dans l’usine de Saint-Nazaire, les 60 ailes qui équiperont les navires que le Lorientais Zéphyr&Borée va faire construire pour une coalition de chargeurs en vue de trajets maritimes sur la zone transatlantique.

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« Saint-Nazaire combine des infrastructures et un savoir-faire de qualité sur les composites »

Alors que plusieurs villes étaient en lice, c’est à Saint-Nazaire que CWS a choisi de jeter l’ancre. En juin 2023, CWS installe son usine de production sur le port de Saint-Nazaire, à proximité de la base sous-marine. « Saint-Nazaire présente un triple intérêt : des quais de grande taille pour permettre l’amarrage des navires, des moyens de levage importants, un savoir-faire de qualité sur les matériaux composites ». La partie R&D reste domiciliée à Paris pour l’instant.  

Création de plus de 200 emplois à Saint-Nazaire

Née en 2016, la startup compte actuellement 25 personnes, aux compétences complémentaires dans les domaines de l’aérodynamique, des matériaux, de la mécanique et de l’automatique. Accompagnée par Nantes Saint-Nazaire Développement, CWS a commencé à discuter avec les partenaires locaux pour être accompagné sur la montée en charge des effectifs. CWS envisage de recruter plus de 200 personnes d’ici à 2025, de différents profils : ingénieurs qualité, techniciens, mécaniciens, etc.  

En savoir + sur CWS

Underdog redonne vie aux « vieilles machines »

Installée dans l’entrepôt partagé de S-Factory dans le quartier de Chantenay, la start-up rejoint ainsi l’écosystème nantais de l’économie circulaire en offrant une large gamme de lave-vaisselles, lave-linges et autres sèche-linges reconditionnés à petits prix, jusqu’à -50 % du prix du neuf, livrés, installés et garantis deux ans. Dans l’atelier nantais, les machines sont soigneusement diagnostiquées, réparées et testées par des techniciens professionnels. 

Objectif : 50 000 machines reconditionnées en 2025

Claire Bretton, Laura Chavigny, Léa de Fierkowsky rêvaient de changer les habitudes des consommateurs pour qu’ils se tournent davantage vers les produits reconditionnés. « Il est grand temps de réduire la production de produits neufs et de redynamiser une filière industrielle délaissée », déclare Claire Bretton. « Notre objectif est de reconditionner 50 000 machines en 2025 en France, et nous envisageons de lancer notre activité à l’étranger fin 2024 (Espagne, Allemagne, Belgique, etc.) ». Début avril, les trois associées, – toutes d’anciennes collaboratrices de Veepee – ont clôturé une levée de fonds de 3,8 M€ pour développer Underdog qui emploie actuellement 10 collaborateurs, répartis entre l’atelier et les fonctions centrales. « Nous prévoyons de recruter activement des techniciens professionnels ».


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« Nantes pour son tissu industriel et de startups à impact »

Lorsque l’on demande à Claire Bretton pourquoi elle et ses associées ont fait le choix de Nantes pour s’implanter, elle répond sans hésiter : « Pour son tissu industriel et de start-ups à impact. Et pour le soleil ! Guidées par l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement, nous avons notamment été aidées lors de notre installation par de belles mises en contact. La S-factory nous a permis d’avoir un atelier de reconditionnement de 1000 m² avec des portes de chargement poids lourds pour effectuer nos livraisons en France, ainsi que des bureaux en open space. Nous sommes ainsi proches des autres entreprises innovantes du pôle Recyclage, Réemploi et Réduction ».  

Underdog bientôt Entreprise à mission

« Nous ambitionnons de devenir une entreprise à mission, car c’est clairement dans notre ADN du fait de notre action pour réduire drastiquement les déchets électroménagers et augmenter le pouvoir d’achat des Français. Concernant la démarche RSE, nous recyclons au maximum les matériaux de l’atelier, par économies et surtout par bon sens ! Nous avons, par exemple, mis en place un circuit fermé d’eau sur nos bancs de reconditionnement pour économiser 500 litres d’eau par jour ». 

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