« Avec près de 366 000 passoires énergétiques recensées en janvier 2023 dans la région des Pays de la Loire selon une étude de l’Insee, former de futurs experts de la rénovation énergétique est plus que nécessaire, car les métiers de la rénovation sont en forte tension », déclare Joséphine Thomazo, directrice du campus de Nantes.
Après avoir accompagné plus de 150 adultes en reconversion professionnelle à Paris et à Lyon, La Solive a ouvert un nouveau campus à Nantes. « Treize personnes suivent en ce moment une formation professionnalisante au métier de chef de projet en rénovation énergétique, sur une période intensive de 14 semaines ». Ces adultes en reconversion professionnelle, âgés de 25 à 60 ans, affichent des profils très hétérogènes : ingénieurs généralistes, commerciaux, responsables marketing, architectes, chef de projet, techniciens, ouvriers… Ils viennent de secteurs variés comme l’agroalimentaire, le domaine bancaire, l’immobilier, le secteur artistique…
+28% de rénovations énergétiques par an
La formation conjugue un apprentissage théorique dispensé par des professionnels du secteur, des travaux pratiques et un stage de deux semaines dans l’une des entreprises spécialisées de la région. « Grâce à nos différents partenariats avec des entreprises et réseaux de la région nantaise tels que Soliha Pays de la Loire, Novabuild, KBane ou Pouget Consultants, nos élèves auront l’occasion de rencontrer de potentiels employeurs. Certains partenaires ont d’ailleurs accepté de détacher quelques-uns de leurs collaborateurs pour assurer des modules de formation », se réjouit Joséphine Thomazo.
« Si Nantes est une ville avec un écosystème dynamique, attractive pour de nombreuses entreprises à fort impact, la région est également un bassin d’emploi très important. S’installer à Nantes sonnait comme une évidence. Les Pays de la Loire font partie des régions les plus actives en termes de rénovation énergétique avec une progression de 28 % en un an du nombre de logements rénovés, via le programme de rénovation globale Habiter Mieux », poursuit Côme de Cossé Brissac, cofondateur de la Solive.
Un double impact positif
« En œuvrant pour accélérer la rénovation énergétique, La Solive participe évidemment à la transition écologique dans le secteur du BTP qui génère 30 % des émissions de gaz à effet de serre. Nous agissons également sur des transitions professionnelles et humaines en formant des adultes engagés dans cette transition écologique. Nous accompagnons leur changement de vie et nous leur donnons les clés des métiers de demain. En nous mettant en réseau avec tous les acteurs du BTP de la région, nous visons un niveau d’embauche proche de 100 % à l’issue de la formation », espère Joséphine Thomazo.
ADEME et Atlanpole, le couplé gagnant pour innover dans la transition énergétique à NantesEn savoir + sur La Solive
L’ADEME, acteur du financement
Installée sur l’Ile de Nantes, la direction Régionale de l’Agence de la transition écologique (ADEME) compte 25 collaborateurs.
Parfois méconnu, le rôle de l’ADEME dans le déploiement des innovations en lien avec la transition énergétique est pourtant primordial. « L’ADEME accompagne les entreprises qui innovent dans la transition environnementale. De ce fait, nous intervenons sur un large champ d’activités pour les startups qui veulent s’implanter sur le territoire », explique Romain Lavielle, coordinateur du Pôle Transition énergétique de l’ADEME en Pays de la Loire.
Lever un verrou technologique
Les entreprises peuvent bénéficier de l’accompagnement de l’ADEME via différents dispositifs, dès lors qu’il s’agit de lever un verrou technologique ou de passer à l’industrialisation d’un produit. « Pour pouvoir répondre à un appel à projets de l’ADEME soutenant l’innovation, la principale condition est que le produit ou le service présente une valeur ajoutée importante pour la transition écologique ».
Au-delà du budget structurel d’environ 1 milliard d’euros pour l’année 2023, l’ADEME a été opérateur en 2021 et 2022 du fonds du Plan de Relance post crise covid (37,4 M€ en Pays de la Loire). Aujourd’hui, l’ADEME opère le programme « France 2030 » sur un large spectre de thématiques. Des aides qui sont accordées sous forme de subventions et/ou avances remboursables et peuvent aller jusqu’à plusieurs millions d’euros par projet.
Systovi a bénéficié d’un financement de l’Ademe pour industrialiser ses panneaux photovoltaïques
Fin 2022, l’entreprise Systovi (Groupe CETIH), basée à Machecoul en Loire-Atlantique, a ainsi bénéficié d’un financement de l’ADEME via le Plan de Relance. Objectif de l’opération : augmenter le volume de production de ses panneaux photovoltaïques. Dans l’agglomération nantaise, le Zénith et le MIN sont déjà dotés de couvertures équipées de panneaux Systovi produisant de l’énergie verte.
Autre exemple, le financement du démonstrateur de Lhyfe, producteur d’hydrogène vert, sur la plateforme en mer SEM-REV pour produire de l’hydrogène. « Le projet était assez mature, mais pas encore suffisamment pour être déployé à grande échelle. Notre accompagnement permet de financer un démonstrateur pour lever des verrous technologiques », souligne Romain Lavielle.
Atlanpole, un puissant outil au service de l’innovation
Afin de repérer les projets les plus innovants, l’ADEME a la chance de pouvoir s’appuyer à Nantes sur l’expertise de l’incubateur public Atlanpole. « Le métier d’Atlanpole est justement d’accompagner les entreprises innovantes, les créateurs et les jeunes entreprises », explique Anne-Marie Martel, chargée de mission. L’appel à projet « Eco Innovation Factory » (les lauréats en photo), qui fête cette année ses 10 ans, permet en effet d’identifier les projets innovants dans la transition énergétique.
Les porteurs de projets sélectionnés profitent alors d’un accompagnement complet d’une durée de 6 mois qui forme à tous les niveaux, du marketing au juridique (dépôts de brevets) à la construction de l’équipe et au financement. Atlanpole continue ensuite à accompagner « entre un tiers et la moitié des entreprises sur des dispositifs plus longs pouvant aller jusqu’à 5 ans ». Le prochain appel à projets « Eco innovation Factory » sera lancé en mai avec un jury de sélection en juin.
5 startups innovent dans la transition énergétique à NantesUtiliser la chaleur fatale des serveurs numériques pour se chauffer ou l’énergie du son pour faire fonctionner sa pompe à chaleur… Le développement de ces nouveaux modes de consommation de l’énergie s’accélère avec la remontée des coûts de l’énergie et la raréfaction des énergies fossiles. Ces innovations de rupture trouvent un terrain fertile à Nantes où l’écosystème les soutient dans leur développement.
hestiia : favoriser la transition énergétique dans la sphère domestique
Alexandre et Camille ont imaginé un radiateur intelligent, équipé de cartes électroniques qui, tel un mini-datacenter, est capable de chauffer une chambre ou un salon. Ce radiateur offre une puissance de calcul qui est revendue à des entreprises friandes de calculs informatiques. « L’installation de radiateurs myEko chez les particuliers diminue la consommation des datacenters qui ne valorisent pas cette chaleur perdue, que l’on appelle chaleur fatale. La vente de la puissance informatique, à travers la connexion Wifi du domicile, assure une rémunération aux utilisateurs du radiateur », explique Alexandre Vinot. Installée dans le quartier Doulon, à l’est de Nantes, l’entreprise compte 12 collaborateurs et envisage de doubler ses effectifs d’ici la fin de l’année.
En savoir plus sur la solution hestiia
Qarnot : récupérer la chaleur fatale informatique pour chauffer les douches
Spécialiste du calcul informatique haute-performance, Qarnot en limite l’impact en valorisant notamment la chaleur fatale informatique. Pour cela, l’entreprise francilienne a développé une chaudière numérique, via une technologie hybride qui offre à la fois de la puissance de calcul et de la chaleur renouvelable. Qarnot s’illustre depuis dix ans en développant des technologies de rupture pour limiter l’empreinte environnementale du numérique. Après un développement réussi en Île-de-France, Qarnot s’est installé à Nantes début 2022.
A Nantes, deux modules de chaudières numériques ont été installés pour chauffer les douches publiques du Centre social Agnès Varda. A La Chapelle-sur-Erdre, le bailleur social Aiguillon a fait le choix de Qarnot pour alimenter en eau chaude une résidence.
En savoir plus sur la solution Qarnot
ThermiUp : récupérer la chaleur des eaux usées
La startup nantaise ThermiUp développe un système de récupération de la chaleur des eaux usées pour préchauffer l’eau sanitaire et réaliser des économies d’énergie. La production d’eau chaude représente 40% de la consommation d’énergie des logements collectifs neufs, soit plus que le chauffage. La réglementation contraint désormais à réduire ce poste. Après 4 années de R&D, ThermiUp a obtenu des subventions en tant que lauréat de l’appel à projets « Entreprises Engagées pour la transition énergétique » de l’ADEME, et vient de lever fin 2022 1 million d’euros afin d’accélérer son déploiement commercial dans le secteur immobilier.
En savoir plus sur la solution ThermiUp
Equium : des pompes à chaleur qui fonctionnent avec l’énergie du son
A la pointe de l’innovation, la jeune entreprise nantaise conçoit des pompes à chaleur qui fonctionnent avec l’énergie du son. Cette technologie sortie des laboratoires de recherche du CNRS promet de chauffer et rafraîchir les logements de manière sobre, écologique et sans gaz réfrigérants fluorés nocifs pour l’environnement. Soutenue par l’Ademe et la BPI, et forte d’une quinzaine de brevets, l’entreprise nantaise a réussi depuis ses débuts à lever 5 millions d’euros auprès de quelques fonds d’investissement régionaux comme Pays-de-la-Loire Participations et le rennais Entheos mais sans doute lancera-t-elle un nouveau tour de table pour franchir la prochaine étape. Désormais en phase d’industrialisation, les pompes à chaleur thermo-acoustique d’Equium seront construites dans l’usine de l’industriel français Arkteos, à Guérande, pour être commercialisées début 2023.
En savoir plus sur Equium
Beem Energy et ses kits panneaux solaires
Installée dans les locaux du startup studio nantais Imagination Machine, Beem Energy est née à Nantes en 2019. L’équipe composée de 40 collaborateurs conçoit et commercialise des kits de panneaux solaires installables par les particuliers eux-mêmes sur leur domicile. Les panneaux solaires s’installent en moins d’une heure sur le mur ou au sol grâce à un kit de montage très pédagogique. Les panneaux solaires sont commercialisés dans les grandes surfaces de bricolage ou sur internet. Beem a réalisé un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros en 2022 et enregistre plus de 10 000 Beemers dans sa communauté, principalement en France et en Italie.
En savoir plus sur Beem Energy
« L’idée de départ a germé après la rencontre du fondateur, Éric François, avec un client qui s’était lancé dans l’impression 3D », raconte Thomas Lecoq, responsable de l’agence nantaise. « L’impression 3D était alors à ses prémisces et promettait de beaux développements. Aujourd’hui, l’impression 3D est utile aussi bien en maintenance pour avoir des pièces de rechange rapidement à un coût compétitif que pour la création de prototypes, le test de matières… Les industriels peuvent créer des géométries complexes, uniques, tout en corrigeant rapidement les défauts de conception. Ils gagnent en temps, en coût et en réactivité ».
Nantes Saint-Nazaire, un bassin industriel innovant
« Sur le grand Ouest, avec son bassin industriel innovant, Octoplus 3D se rapproche des entreprises portées sur l’innovation et sur l’intelligence collective. Celles qui osent se lancer dans de nouvelles façons de travailler ! ». Tous les secteurs d’activité sont concernés : l’industrie automobile, agroalimentaire, design… « Récemment, nous avons même imprimé un grand nombre d’étoiles de 7 cm à 40 cm pour la scénographie d’un hôtel parisien ».
« Notre client Stellantis s’appuie sur l’impression 3D pour son département services et pièces qui correspond au service après-vente du groupe : certaines pièces sont imprimées pour valider des concepts ou des volumes fonctionnels, réduisant les délais de production et les coûts. On observe une réduction de 150% des coûts de production des pièces avec de longs délais de livraison qui sont maintenant disponibles en seulement quelques heures. La machine de l’atelier Stellantis a été amortie en moins de 2 mois (consommables inclus) ».
Vers l’impression de plastiques recyclés
Autre point fort : avec ces imprimantes à granulés, il est possible d’imprimer des plastiques recyclés, normalement destinés au rebut, « Contrairement à l’impression par dépôt de filaments, les granulés permettent de travailler avec toutes sortes de matières plastiques ou de résines standards, des matériaux que les industriels utilisent déjà ».
L’impression 3D est d’ores et déjà une solution vertueuse : « pour les industriels, l’impression 3D limite la consommation de consommables en validant d’abord de petites séries avant de passer à l’industrialisation. En autorisant le droit à l’erreur, on limite le gaspillage ! Et il est possible de créer des pièces sur mesure pour adapter des postes de travail, comme nous l’avons fait, par exemple, en créant une main de préhension sur un outillage. Par ailleurs, nous développons en partenariat avec des industriels de nouvelles matières recyclables et bio sourcés sous forme de pellets (granulés) et filaments. Ces consommables sont bien évidements utilisables sur nos imprimantes ».
Octoplus 3D propose différents services, de la commercialisation des plus grandes marques d’imprimantes 3D en privilégiant les marques françaises (Volumic, Namma, Holimaker) et une marque originaire du pays basque espagnol (Tumaker) pour l’impression à base de pellet , et d’équipements 3d (scanners3d, logiciels3d) pour répondre aux différents besoins industriels, ainsi que la réalisation de prototypes, petites et moyennes séries … Ce qui leur permet d’être attentif au besoin client et non d’imposer une seule technique…
Thomas Le coq est seul à Nantes pour le moment, et pourrait embaucher, dans les douze mois, un technicien impression 3D ou un modélisateur 3D…
Le grand rendez-vous des Engagé(e)s le 28 mars pour accompagner les entreprises dans leur RSEEn savoir + sur Octoplus 3D
Comment transformer son modèle économique ? Comment repenser l’économie locale ? Et quel cadre poser pour engager ces transformations avec ses salariés ? La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) devient de plus en plus une habitude de travail.
Accompagner les entreprises dans leur RSE
En même temps, construire collectivement une stratégie RSE efficace ne va pas de soi. C’est pourquoi Nantes Métropole s’engage depuis plusieurs années auprès des entreprises de toutes tailles sur son territoire à travers la plateforme RSE de la métropole nantaise. Après avoir organisé pendant 4 ans l’événement « Social Change », Nantes métropole lance une nouvelle dynamique en faveur de l’économie et de l’emploi responsables, à travers le Grand Rendez-vous des Engagé(e)s.
Au programme
- 9h15 – 9h45 // Ouverture de la journée par Fabrice Roussel, vice-président de Nantes Métropole, Laurence Vernay, première vice-présidente de la CCI Nantes Saint-Nazaire, Frédéric Brangeon, président de la CMA de Loire-Atlantique, Geoffrey Verdier, co-président des Ecossolies, et les 6 partenaires privés :
Hervé Rivoalen, directeur de l’action régionale d’EDF, Philippe Oléron,président de Sigma Informatique, Jean-Luc Alluard, directeur RSE et développement durable d’ENEDIS, Olivier Juban, directeur de SNCF Voyageurs, Nicolas Ferrand, directeur des ressources humaines de Suez Eau, Laurence Alonso, responsable RSE du Crédit agricole.
- 9h45 – 10h45 // « Transformation de l’économie : le temps de l’action ! » (tout public)
Trois exemples de mise en action pour une économie responsable, avec comme fil rouge l’approche d’une communauté qui permet une mise en mouvement collective. En présence d’Arthur Auboeuf, cofondateur de Time for the Planet. Conclusion par Hmcee Da Duke, improvisateur de slam.
- 14h – 15h // « RSE, ESS, entreprise à mission, régénérative, à impact… : plusieurs concepts pour s’engager ! » (public intermédiaire et avancé)
Les concepts sont nombreux et il n’est pas toujours évident de s’y retrouver. Un décryptage pour choisir la voie qui vous convient, par Antoine Lambert de La Belle Boite.
- 16h30 – 17h30 // « Je m’engage, tu t’engages, nous nous engageons : les collectifs au service des transitions » (tout public)
Transformer l’entreprise, mais par où commencer ? Étudiant-es, salarié-es, dirigeant-es : quels sont les acteurs qui s’engagent et comment cela met-il en mouvement l’organisation et plus largement le territoire ? C’est par la diversité des modes d’action et leur complémentarité que les entreprises pourront concrétiser ces engagements.
Toute la journée, le « village des solutions » accueille 75 offreurs de solutions avec qui échanger et partager les bonnes pratiques et découvrir les différents dispositifs dans la métropole nantaise.
75 prestataires présents sur le Village des solutions
Nantes compte un grand nombre de prestataires engagés pour accompagner les entreprises dans leur stratégie RSE pour améliorer leur impact écologique et sociétal sur le territoire. Achats, transformation du modèle économique, formation, qualité de vie au travail, écologie, mesure de l’impact, communication… c’est l’occasion pour échanger avec l’un des prestataires de votre choix.
>> Découvrir les 75 prestataires présents
Retrouvez le programme complet sur rse.metropole.nantes.fr/engagees
Décarbonation du transport maritime : 8 entreprises révolutionnent le transport à la voile à Nantes & Saint-Nazaire
Aujourd’hui, 90% des échanges de marchandises au monde sont réalisés par le transport maritime. Or, selon l’Organisation Maritime Internationale, pour respecter les objectifs fixés par l’accord de Paris, les émissions de CO2 du transport maritime devront être divisées par deux d’ici 2050 par rapport à 2008. Utiliser l’énergie du vent sur une voile pour faire avancer un bateau, c’est ce qu’on appelle la propulsion vélique. Et c’est sur ce domaine que des entreprises implantées à Nantes et Saint-Nazaire mettent au point des technologies innovantes pour concevoir des navires respectueux de l’environnement.
Pour découvrir toutes ces innovations, rendez-vous à l’événement WIND FOR GOODS à Saint-Nazaire les 1er et 2 juin 2023
AIRSEAS invente le kite pour les navires
Fondée par Airbus en 2016, AIRSEAS a pour ambition de transférer l’expertise aéronautique pour développer Seawing, un système de kite automatisé destiné à tracter les navires grâce à la puissance du vent. Airseas a reçu une première commande d’Airbus, puis cinq commandes de l’armateur japonais ‘K’ Line entre 2019 et 2022. L’entreprise est installée à Nantes depuis 2021, et Seawing finalise actuellement ses premiers tests sur un navire de Louis Dreyfus Armateurs, affrété par Airbus.
NEOLINE
Fondée en 2015 par un groupe de professionnels de marine marchande, NEOLINE développe des solutions de transport maritime sobres énergétiquement, responsables et plus respectueuses de l’environnement en s’appuyant sur une propulsion principale à la voile. Des fleurons de l’industrie française comme Renault Group, le Groupe Beneteau, Manitou Group, Michelin, Jas Hennessy & Co, Clarins, Longchamp ou Rémy Cointreau s’inscrivent comme premiers clients de la ligne pilote transatlantique ouverte à tous les chargeurs qui reliera Saint-Nazaire, Saint-Pierre-et-Miquelon, Baltimore et Halifax dès 2025 avec un premier cargo roulier à voiles de 136m qui leur permettra de réduire de 80 à 90% les impacts de leur supplychain sur cette route.
Solid Sail, l’innovation des Chantiers de l’Atlantique
Inventée
par Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire, Solid Sail est une voile 100% composite,
performante et pliable, pouvant dépasser les 1 000 m2. Elle est conçue
pour propulser le futur plus grand paquebot à voile, projet connu sous
le nom de Silenseas, proposé par Chantiers de l’Atlantique.
Après
un an de tests réussis d’une première voile Solid Sail de 250 m2, avec
notamment deux traversées de l’Atlantique, l’objectif est maintenant de
valider sur une maquette à échelle réduite (1/5) une voile Solid Sail de
seconde génération et son gréement à balestron comportant un mat non
haubané capable de tourner sur 360° pour s’adapter à la direction du
vent.
Farwind Energy
Farwind Energy conçoit, développe, commercialise et opère des solutions intégrées de conversion, stockage et livraison de l’énergie du vent en haute mer. Celles-ci s’appuient sur des navires-énergie propulsés par le vent qui transforment le courant-vitesse en électricité stockée à bord (batteries, hydrogène, e-fuel).Avec son navire-énergie, Farwind Energy a imaginé une solution pilotée à distance capable de profiter des conditions de vent les plus favorables. Il permet la fourniture d’énergie au plus près des consommateurs sous une forme adaptée à leurs besoins, plus particulièrement dans les zones non interconnectées. L’énergie fournie possède quatre atouts majeurs : verte, sans conflit d’usage, aux risques géopolitiques faibles et à l’indépendance énergétique accrue.
Terre Exotique achemine les épices à la voile
Basé à Saint-Nazaire, le producteur d’épices et de cafés Terre Exotique a pour ambition de réduire nettement son empreinte énergétique grâce à un mode de transport plus vertueux. Pour aller plus loin dans leur démarche éco-responsable, les fondateurs ont fait l’acquisition d’un monocoque, un IMOCA de 18 mètres de long. Une acquisition qui a un double sens : donner une seconde vie à ce bateau de course anciennement piloté par le navigateur Sébastien Destremau, lors de courses à la voile et contribuer à un transport vertueux sans empreinte carbone et rapide.
D-ICE, des solutions adaptées et innovantes
D-ICE
est une société technologique proposant des solutions logicielles et
systèmes embarqués pour aider le secteur maritime à répondre aux enjeux
de sa transition énergétique. D-ICE Engineering articule son offre
autour des 4 produits/ services suivants :
– OCEANiCS, système embarqué de navigation et de pilotage de nouvelle génération
– BLADiCS, surcouche contrôleur pour l’optimisation du contrôle (production et stabilisation) des éoliennes flottantes
– SATORI, service d’études de routage statistique en ligne
–
Ingénierie Marine, études de validation des capacités opérationnelles
de supports offshore (CTV, navires de servitudes offshore, etc)
WISAMO MICHELIN
Initiative du Groupe Michelin, WISAMO a pour objectif de
contribuer à la décarbonation du transport maritime. Cette innovation
est une aile gonflable, rétractable et automatisée, permettant une
réduction de la consommation de carburant et par conséquent des
émissions de CO². Simple, robuste et économique, elle a la particularité
d’être particulièrement performante avec un vent quasiment de face, au
près. WISAMO accompagne ses clients dès la phase de diagnostic amont de
façon à étudier la faisabilité d’implantation, sur des navires neufs ou
déjà en activité.
SEAWITLAB
Créé à Saint-Nazaire, SEAWITLAB développe un nouveau procédé de fabrication de textile 3D à
géométrie variable. Notre concept breveté a nécessité la mise au point
d’une technologie totalement innovante durant l’année 2020.
Ayant souhaité s’orienter vers le domaine maritime, nous avons réalisé
quelques unités d’ailes souples gonflables à profil aérodynamique
contrôlé sur toute la surface afin de valider notre concept.
Notre technologie étant extrapolable à toutes dimensions, nous
envisageons dès maintenant son application à la propulsion vélique des
navires de commerce pour la réduction de l’impact environnemental du
transport maritime.
« En tant qu’expert de la performance énergétique, notre objectif c’est de faire réaliser des économies d’énergies à nos clients », explique Aurélien Journeault, responsable de l’agence nantaise. « Pour cela, nous offrons un accompagnement global dès la phase amont des projets jusqu’au suivi des performances effectives. Nous réalisons notamment les études préliminaires d’aide à la décision (audit énergétique, étude de faisabilité multi énergie, schéma directeur énergie, diagnostic technique…), suivons les travaux et vérifions, à l’aide de nos outils de suivi énergétiques, si la performance finale est conforme à l’attendu initial ».
Si leurs clients historiques restent les collectivités, Akéa Énergies s’est diversifié, au fil des années, et accompagne dorénavant les industriels, les agriculteurs, mais aussi le tertiaire privé dans leur projet de maitrise de l’énergie.
Une entreprise à impact positif
« Akéa Énergies œuvre depuis plus de 20 ans pour accélérer la transition énergétique, en améliorant la performance du patrimoine existant tout en répondant aux problématiques rencontrées par ses clients, accentuées depuis la crise énergétique. C’est notre cœur de métier et c’est ce qui nous tient à cœur ! », déclare Aurélien. « Nous avons pris la décision de régionaliser nos offres en ouvrant des antennes locales. En effet, cela n’avait pas de sens d’aider nos clients à maîtriser leurs dépenses énergétiques si, nous-mêmes, nous parcourions des kilomètres en train ou en voiture ! Nous préférons agir au plus près de nos clients ».
À plein régime côté recrutements
Composée d’une équipe expérimentée de plus de 40 personnes réparties sur quatre sites (le siège social étant à Poitiers), partout en France, Akéa Énergies est à plein régime côté recrutements. « Nous avons des agences à Poitiers, Paris, Bordeaux, Nantes et prochainement Lyon. Pour le moment, deux personnes vont venir renforcer l’équipe nantaise d’ici à la fin de l’année. L’un des postes est déjà pourvu, mais nous recherchons encore un ou une ingénieur(e) d’études énergétiques. En fonction du développement de l’agence, j’espère que d’autres recrutements seront à prévoir en 2024 pour renforcer l’équipe ».
Imagreen au plus près des acteurs de la transitionEn savoir + sur AKEA Energies
Installés boulevard Guist’Hau, les bureaux d’Imagreen sont ouverts à Nantes depuis l’automne 2022. « Si le siège d’Imagreen est à Lille, l’ouverture de l’agence nantaise s’inscrit dans notre volonté de mailler plus finement le territoire après nos installations à Montpellier, Aix-en-Provence et Paris », explique Brieuc Charier, directeur développement de l’agence nantaise. Celle-ci accompagne le développement des acteurs de la transition (énergies renouvelables, recyclage, gestion de l’eau) par le recrutement de talents, le détachement de compétences et plus récemment par l’intégration d’une partie conseil sur des thématiques telles que la RSE, l’économie circulaire, la communication et les affaires publiques ou encore les énergies renouvelables (EnR).
La maturité de Nantes sur les enjeux RSE et l’engagement sociétal
« Nantes semblait une destination indispensable, car nous y avions déjà des clients actifs, comme Systovi (groupe CETIH) ou ARMOR GROUP, et sa position géographique s’avérait être une véritable rampe de lancement vers les territoires voisins engagés : Saint-Nazaire, Rennes, Angers, la Vendée… », poursuit Brieuc Charier. « L’avantage est, qu’ici, de nombreux projets autour des Énergies renouvelables s’engagent sur la côte Atlantique et l’on voit bien que le territoire affiche une belle maturité sur les enjeux RSE et sur l’engagement sociétal. Par ailleurs, en s’appuyant sur les qualités et aptitudes de chacun, le jeu à la Nantaise nous semblait la meilleure option vers la transition la plus rapide, la plus vertueuse et la plus large du territoire Grand Ouest ».
Entreprise à mission depuis 2021
« Notre raison d’être est de révéler aux femmes et aux hommes leur pouvoir d’agir », expose Brieuc Charrier. Entreprise à mission depuis 2021, Imagreen s’engage ainsi à « accélérer la nécessaire transformation du marché de l’emploi autour de la formation, de la reconversion et de l’inclusion, à sensibiliser publiquement l’ensemble des acteurs et le grand public pour les fédérer autour des enjeux de la transition sociale, environnementale et économique, à accompagner les acteurs privés et publics dans leur transition sociale et environnementale vers des modèles toujours plus durables et responsables ». Imagreen est en cours de certification B-Corp.
Cinq à six collaborateurs d’ici la fin de l’année
Le bureau nantais envisage progressivement de couvrir, outre les Pays de la Loire, la Bretagne et le Centre-Val de Loire. « Au niveau des ressources humaines, nous souhaitons renforcer nos équipes locales par le recrutement d’experts », poursuit Brieuc Charier. Imagreen compte 120 collaborateurs en France. « A Nantes, nous prévoyons l’embauche de consultants RH et de consultants RSE pour atteindre une dizaine de collaborateurs à fin 2023 ».
Malt et Bois, une menuiserie sur mesureEn savoir + sur Imagreen
« Nous avons tous les deux effectué notre parcours de formation auprès des Compagnons du devoir », déclare Mathieu, breton d’origine, fils de menuisier et petit-fils de maçon. Si celui-ci s’est tourné très tôt vers le métier de menuisier, cela n’a pas été le cas de Milan, originaire de Paris qui se prédestinait plutôt au métier d’avocat. « Au cours de mes études, j’ai décidé de changer de voie et, par affinité avec le bois, j’ai choisi le métier de menuisier ».
Un prestigieux tour de France
Pendant leur Tour de la France avec les Compagnons, chacun fourbit ses armes : de la conception de mobilier artistique auprès d’un designer reconnu en Irlande à l’agencement pour l’hôtellerie, du bois massif au lamellé-collé et résine, des monuments historiques aux boutiques de luxe, cafés, restaurants, et même palaces, les deux Compagnons affichent un impressionnant curriculum vitae.
Après plusieurs années d’expérience, Mathieu et Milan se rencontrent dans une maison de compagnons à Lille et c’est tout naturellement qu’ils décident de conjuguer leurs talents. En septembre 2022, ils s’installent à Nantes et créent leur propre entreprise.
L’envie d’interagir avec d’autres acteurs locaux
À partir d’avril, les premières machines arriveront dans l’atelier et les deux pourront commencer à accompagner leurs clients (particuliers, architectes DPLG, designers) de la conception à la pose, en passant par la fabrication des menuiseries sur-mesure, plutôt pour des projets haut de gamme. « Malt et Bois, c’est un nom qui réunit deux passions : le bois et la bière. Il évoque un esprit brassicole. Dans les deux cas, nous sommes dans la transformation de la matière première », explique Mathieu, brasseur amateur. « Ce nom traduit aussi notre envie de travailler, un jour peut-être, avec des acteurs brassicoles nantais », confie Milan.
« Nous aimerions aussi interagir avec les acteurs locaux du réemploi, car réduire nos déchets et minimiser notre impact sur l’environnement, c’est quelque chose qui nous tient particulièrement à cœur. Nous avons commencé à rencontrer d’autres entrepreneurs du même secteur lors d’une soirée organisée par Nantes Saint-Nazaire Développement, notamment Instead ou encore Malakio. L’occasion de mieux se connaître les uns les autres et d’imaginer, peut-être, des synergies. Nous sommes également ouverts à des projets artistiques ou de design avec des acteurs locaux ».
Deeptech : l’équipe R&D de GeoLinks s’installe à NantesEn savoir + sur Malt et Bois
GeoLinks développe des solutions de surveillance géophysique du sous-sol à partir d’un brevet du CNRS dont elle a l’exclusivité d’exploitation. « Nos solutions vont accompagner le déploiement à grande échelle des technologies de stockage géologique de CO2 ou d’hydrogène, indispensables pour répondre à l’urgence climatique », précise Thomas Kremer, chercheur et responsable du bureau nantais de GeoLinks, installé route de Vannes chez Live & coworking.
Des solutions qui s’adressent aux acteurs du stockage géologique de CO2, industriels et grands stockeurs de gaz. « En région, nous espérons avoir un impact positif en utilisant nos services innovants pour la valorisation des ressources de notre sous-sol, en géothermie, en gaz économiques (comme l’hélium ou l’hydrogène naturel), en capacité de stockage géologique pour enfouir le CO2 produit par nos bassins industriels ».
À l’international, GeoLinks mène déjà des opérations en Afrique du Sud, au Botswana et au Brésil, et des projets R&D collaboratifs sont en construction dans différents pays d’Europe.
Des liens avec l’écosystème local déjà amorcés
GeoLinks se réjouit de la richesse de l’écosystème local (universités, industriels, associations) avec lequel la start-up peut créer des liens. « Sur la région nantaise, nous avons déjà des acteurs de choix pour mettre en place des projets collaboratifs, comme Sercel, le leader mondial en équipements géophysiques, ou encore comme l’Université Gustave Eiffel pour ne citer que ces acteurs prestigieux. Je peux également parler de la startup spécialisée en robotique sous-marine Kopadia, basée au Pôle Maritime et Nautisme du Bas-Chantenay, de laquelle nous sommes très proches ».
L’ouverture sur la façade atlantique est un atout supplémentaire du fait de la présence d’opérateurs auxquels nous pourrons proposer des solutions de surveillance géotechniques des champs éoliens offshore.
Une première levée de fond en 2023
« Dans le cadre de la valorisation du brevet du CNRS, nous sommes encore dans une phase de développement et nous continuons à étoffer notre équipe de R&D avec des docteurs en géosciences formés dans les meilleurs laboratoires français ». L’équipe parisienne compte trois personnes, celle de Nantes trois également, avec l’arrivée d’un chercheur supplémentaire en avril.
L’année 2023 s’annonce riche d’actualités avec une première levée de fonds en cours de préparation et la mise en place d’un certain nombre de démarches avec Agoranov et B-Corp B-Lab-France pour devenir une entreprise à mission.
- En savoir + sur Geolinks