1. L’École de la Deuxième Chance : apprendre autrement
L’École de la Deuxième Chance (E2C) s’adresse aux jeunes de 16 à 30 ans sans diplôme ni qualification. Sa force : proposer un parcours individualisé mêlant remise à niveau, ateliers de développement personnel et périodes en entreprise. Chaque stagiaire bénéficie d’un accompagnement sur mesure pour définir son projet professionnel et retrouver confiance. Véritable tremplin, l’E2C aide chaque année des dizaines de jeunes Nantais à reprendre le chemin de l’emploi ou de la formation qualifiante.
2. NQT : le mentorat pour les diplômés
L’association Nos Quartiers ont du Talent (NQT) accompagne les jeunes diplômés bac+3 et plus, souvent issus de quartiers prioritaires ou de milieux modestes. Son principe est simple et efficace : mettre en relation un jeune et un mentor – cadre ou dirigeant d’entreprise – qui l’aide à préparer ses entretiens, valoriser son parcours et élargir son réseau. À Nantes, les entreprises s’impliquent et offrent aux jeunes un accès privilégié au monde professionnel.
3. Proxité : la force du lien intergénérationnel
Proxité mise sur la rencontre entre jeunes et bénévoles pour créer des relations durables. À Nantes, l’association développe une dynamique forte avec des entreprises locales et des lieux comme La Cité des Congrès, où elle organise rencontres et ateliers. Chaque jeune est suivi par un parrain ou une marraine qui l’accompagne dans sa scolarité, ses choix d’orientation et sa recherche d’emploi. Un levier précieux pour briser l’isolement et gagner en confiance.
4. Décoll’ton Job : révéler son potentiel
Décoll’ton Job combine des ateliers collectifs, coups de pouce et événements de mise en relation avec les recruteurs. Sa mission : aider les jeunes (mais pas que !) à « décoller » vers leur premier emploi ou stage, en valorisant leurs compétences transversales. L’association mise sur des méthodes dynamiques et ludiques – simulations d’entretien, job dating, coaching individuel – pour transformer le stress en énergie positive.
Décoll’ton Job mène de nombreuses actions d’accompagnement à la réinsertion dont des ateliers CV et lettres de motivations, le recensement de stages auprès des commerces et entreprises et le répertoire des offres saisonnières, étudiantes et d’alternance.
5. ATDEC : l’acteur institutionnel de proximité
A Nantes, l’Agence Territoriale pour le Développement Économique et l’Emploi de Nantes Métropole (ATDEC) joue un rôle structurant. Véritable interface entre jeunes, entreprises et acteurs de la formation, elle pilote plusieurs dispositifs d’insertion sur le territoire. L’ATDEC soutient les initiatives associatives, coordonne des actions emploi-formation et facilite la mise en relation avec les entreprises locales, et contribue à renforcer l’écosystème nantais.
6. La mission locale de Saint-Nazaire
La Mission Locale de Saint-Nazaire accompagne les jeunes de 16 à 25 ans vers l’emploi et l’autonomie. Présente sur l’ensemble de l’agglomération, elle facilite la découverte des métiers, l’accès aux offres de stages et d’emplois, et organise forums et job datings. Elle joue un rôle clé dans la mise en relation entre entreprises et jeunes talents du territoire, et propose un suivi personnalisé. Accessible à tous, y compris aux jeunes en situation de handicap, elle aide les entreprises à recruter et à s’engager pour l’insertion professionnelle et sociale de la nouvelle génération.
Un écosystème riche et solidaire
Ces cinq structures illustrent la vitalité de l’écosystème de Nantes et Saint-Nazaire en matière d’insertion professionnelle. Chacune à sa manière – accompagnement individualisé, mentorat, coaching, mise en réseau – contribue à donner aux jeunes les clés pour réussir leur entrée dans la vie active. Nantes confirme sa volonté d’être un territoire solidaire, où la jeunesse trouve soutien et perspectives d’avenir.
Nantes & Saint-Nazaire en mission à Hambourg : rejoignez la délégation !Dans le cadre du partenariat signé en avril 2024 entre les villes de Nantes et Hambourg, une mission technique axée sur la décarbonation du transport maritime est organisée à Hambourg du 23 au 26 septembre 2025. Elle réunira des entreprises et acteurs économiques et institutionnels nanto-nazairiens, autour d’un enjeu stratégique : la décarbonation du transport maritime.
Cette mission a un double objectif. D’un côté, il s’agit de poursuivre les coopérations institutionnelles engagées entre les deux territoires, notamment entre le Pôle Mer Bretagne Atlantique et le cluster maritime nord-allemand (Maritime Cluster Nord-Deutschland) et le DLR dans le cadre du projet MEET 2050. De l’autre, elle s’inscrit dans le cadre de la participation de Nantes Saint-Nazaire Développement au congrès international des Clubs d’affaires franco-allemands (CAFA) pour mettre en avant le territoire et nos sujets de coopération avec Hambourg.
Un benchmark auprès du 3e port européen
Hambourg, troisième port européen avec plus de 120 millions de tonnes de trafic par an, est un terrain d’observation unique. La délégation nanto-nazairienne y mènera un travail de benchmark sur les solutions mises en œuvre pour réduire les émissions de CO₂ : propulsion vélique, hydrogène, innovations énergétiques, logistique portuaire décarbonée… L’objectif est de s’inspirer des meilleures pratiques et identifier des partenariats techniques et industriels.
Une opportunité pour les entreprises
La mission est ouverte aux acteurs de l’industrie maritime, de la logistique, de l’énergie et plus largement à toutes les entreprises innovantes concernées par la transition écologique. Déjà, plusieurs structures locales (logistique maritime, solutions flottantes, transport à la voile, ingénierie maritime) ont confirmé leur intérêt.
Participer à cette délégation, c’est :
- bénéficier d’un accès privilégié aux acteurs économiques et experts allemands de la décarbonation,
- valoriser le savoir-faire nantais et nazairien sur la scène européenne,
- se préparer collectivement pour une éventuelle participation régionale au Salon européen du maritime (SMM) prévu à Hambourg en 2026.
Participer au congrès annuel des CAFA
En parallèle, Nantes Saint-Nazaire Développement prendra part au congrès annuel des Clubs d’affaires franco-allemands, un rendez-vous incontournable du dialogue économique entre les deux pays. Trois tables rondes rythmeront l’événement :
- les coopérations portuaires,
- les coopérations de ville à ville,
- la réduction du CO₂ et la neutralité climatique.
Des entreprises du territoire interviendront lors des tables-rondes pour valoriser l’écosystème nanto-nazairien, en pointe sur les innovations de la décarbonation du maritime.
Rencontrer la communauté des Audacieux à Hambourg
Cette mission sera aussi l’occasion d’un nouveau temps fort convivial : la rencontre des Audacieux de Hambourg le 23 septembre, communauté d’ambassadeurs-rices du territoire, coordonnée par Gaspard Guillaume, le VIE basé à Hambourg pour animer et suivre les sujets de coopération.
Chefs d’entreprise, il est encore temps de rejoindre la délégation !
> Pour plus d’informations, consultez ce document d’information ou contactez Nadia Chibouti
> Vous souhaitez participer à l’afterwork des Audacieux de Hambourg ? Inscrivez-vous ici
> Une prochaine mission sur l’hydrogène, pilotée par la Région Pays de la Loire est programmée fin octobre 2025. Pour s’inscrire, c’est ici.
Besoin d'information ?
Nadia CHIBOUTI
International Strategy Manager
+33 (0)6 75 03 59 67
« La culture est la grande absente de la démarche RSE des entreprises », observe Doris Abéla, en charge de la mission « Économie responsable, International et Culture » à Nantes Métropole. « Elle constitue pourtant un réel levier d’engagement de l’entreprise sur son territoire et participe au bien-être et à l’implication des salariés ». Forte de ce constat, Nantes Métropole a conçu le Programme d’Action Culturelle en Entreprises (PACE), en lien avec des acteurs économiques et culturels. Une première expérimentation a été lancée en 2022 avec deux entreprises nantaises, Arest et Nature et Aliments.
Un parcours artistique sur mesure
Le programme permet aux entreprises de découvrir et de vivre des expériences artistiques et culturelles, déclinées dans des parcours thématiques sur mesure. « Nous prenons en compte l’histoire et les enjeux de l’entreprise, et nous analysons les pratiques culturelles par un questionnaire aux équipes », explique Doris Abéla. Cette première phase permet de définir des axes, affinés par des entretiens individuels et confidentiels avec tous les salariés. « Les pratiques culturelles individuelles relèvent de l’intime et elles sont souvent peu partagées entre collègues », constate de son côté Emma Olmos, chargée de mission.

Les salariés au cœur du dispositif
Sur la base de ce diagnostic, l’équipe PACE propose des parcours thématiques, en concertation avec les salariés. Pour Nature et Aliments, cinq parcours ont ainsi été mis en place : photo, son, littérature, couleurs (fresque participative) et sciences naturelles. « Le champ de la culture est très vaste, et la culture scientifique et technique en fait partie » commente Doris Abéla. Si l’engagement du dirigeant est incontournable, le PACE s’appuie largement sur les salariés : chaque parcours est piloté en interne par un référent volontaire. « Certains s’emparent plus facilement de ces sujets, d’autres ont davantage besoin d’être convaincus. »

Défier les réticences
Les thèmes proposés sont basés à la fois sur les appétences, mais aussi sur l’éloignement, voire le rejet qui a pu s’exprimer vis-à-vis de certaines disciplines. « Arest s’est montrée peu attirée par l’opéra et les Beaux-Arts, nous sommes venus défier cela en proposant deux parcours, parmi les cinq proposés, dédiés à ces arts. C’est dans ce travail d’acculturation que réside notre plus-value », assure Doris Abéla.
Un réseau de partenaires culturels
Le programme est construit en collaboration avec des partenaires aguerris aux démarches de médiation culturelle, qui donnent des clés d’analyse et aident à apprécier le travail et la démarche artistique. « Nous leur exposons le diagnostic, les enjeux, et le budget que l’entreprise est prête à consacrer. »

Un accompagnement dans la durée
Le PACE s’étale en moyenne sur deux à trois ans. « Chaque parcours est conçu de manière progressive et intègre plusieurs étapes menant, par exemple, à la découverte d’une œuvre ». Avant d’assister à la première de l’opéra Béatrice et Bénédict, les équipes d’Arest ont pu visiter les coulisses, observer la fabrication des décors et des costumes, bénéficier d’une initiation au chant, participer à une session publique de « Ça va mieux en le chantant », et assister à une répétition du chœur.
Cherche entreprises engagées pour rejoindre le programme
Aujourd’hui, la méthode a été éprouvée et les deux expérimentations sont en voie d’achèvement. Nantes Métropole s’est appuyée sur Audencia pour l’évaluation du programme. « Nous avons établi un questionnaire pour connaitre la satisfaction des équipes et ce qu’elles veulent mettre en place par la suite. Nous interrogeons aussi les impacts en termes de relation entre les salariés, de bien-être au travail et d’implication ». Nantes Métropole cherche de nouvelles entreprises volontaires pour intégrer ce programme. « Cela demande un certain engagement y compris sur le plan financier », reconnait Doris Abéla. Si le diagnostic est gratuit, les entreprises financent directement les actions des partenaires culturels.
Renouer avec l’histoire
« La culture était auparavant beaucoup plus présente dans l’entreprise, notamment dans l’après-guerre, où elle était en particulier portée par les syndicats et les comités d’entreprise », rappelle Doris Abéla. En participant au développement du capital culturel des salariés au sein de l’entreprise, le PACE revendique cet héritage et renoue avec cette tradition, en l’inscrivant dans les démarches RSE des entreprises d’aujourd’hui.
> Pour plus d’informations, contactez Doris Abéla
« Il faut encourager la curiosité ! » Pascal Pineau, dirigeant d’ArestLivraison de fruits frais, repassage du linge, salle et coaching sportif… chez Arest, les attentions portées aux salariés existent depuis longtemps, « mais le domaine de la culture en était absent », confie Pascal Pineau. Spécialisée dans la structure des bâtiments, l’entreprise qu’il dirige depuis 28 ans compte 75 salariés. « Nous sommes toujours prêts à tester de nouvelles expériences ». Aussi, quand Nantes Métropole lui a proposé d’expérimenter le programme d’action culturelle en entreprise (PACE), Pascal Pineau était partant.

Une entreprise qui s’engage
Trois ans plus tard, le premier mot qui lui vient à l’esprit quand on lui demande ce qu’il en retient est l’enrichissement. « Notre activité est très technique et éloignée du domaine culturel. Si on ne vient pas nous bousculer, on a tendance à rester dans notre cercle et à ne pas en sortir. » L’entreprise a expérimenté cinq parcours dans le cadre du PACE : opéra, beaux-arts, bande dessinée, photo et conférences.
Tous à l’opéra !
Le parcours organisé avec Nantes Angers Opéra, dans le cadre de l’œuvre Béatrice et Bénédict, laisse un souvenir mémorable aux équipes. Elles ont pu visiter les coulisses, assister à une répétition du chœur, s’initier au chant avec le chef de chœur en personne, Xavier Ribes, et, point d’orgue du parcours, assister à la première. « Si tout le monde n’a pas participé à toutes les étapes — beaucoup n’ont pas osé l’initiation au chant, mais ceux qui l’ont fait ont adoré ! — la représentation finale a été un vrai succès, nous étions près de 60 », se réjouit Pascal Pineau, qui s’est en outre amusé de voir un jeune ingénieur échanger régulièrement avec la responsable production d’Angers Nantes Opéra.

Des œuvres d’art pour faciliter les échanges
Les parcours sont en effet pilotés en interne par un·e salarié·e référent·e. Tous les trois mois, Margot, dessinatrice projeteuse, emmène un·e ou une collègue à l’artothèque de l’École des Beaux-Arts pour choisir les nouveaux dessins, peintures ou sculptures qui orneront les murs. « Il y a une réelle attente et beaucoup de curiosité à chaque renouvellement des œuvres. Cette expérience, en plus d’embellir nos locaux, favorise les échanges. ». Un engouement inattendu qui a convaincu l’entreprise de poursuivre le partenariat avec l’école des Beaux-arts au-delà du programme.
Une médiathèque maison
« Le PACE nous a mis sur des rails et a nous a amené à mettre en place des initiatives que nous poursuivons aujourd’hui de manière autonome ». Des cinq parcours lancés initialement, les parcours beaux-arts et bande dessinée sont aujourd’hui les plus actifs. Pour ce dernier, c’est une véritable bédéthèque que l’entreprise a installée dans ses locaux. Un coin a été aménagé pour accueillir, dans un mobilier fabriqué en interne, un fonds de 300 bandes dessinées. « On peut lire sur place ou emprunter, comme dans une médiathèque ! Les salariés partagent leurs expériences de lecture, c’est intéressant. »

Quand la culture renforce les liens
L’interconnexion des salariés fait partie des effets bénéfiques du programme. Dans le cadre du parcours photo, une dizaine d’entre eux se sont initiés à cette pratique avec une professionnelle, avant d’organiser une exposition de leurs travaux dans l’entreprise. Le sujet de l’expo ? Les salariés eux-mêmes ! « On ne l’aurait jamais fait sans le programme », reconnait Pascal Pineau. Le parcours conférences, qui mêle interventions extérieures et présentation de salariés passionnés, a fait émerger des envies de partages. Dernière initiative née du PACE : un cabinet de curiosités, qui rassemble les souvenirs hétéroclites et emblématiques de l’entreprise presque trentenaire. En s’ouvrant à la diversité culturelle, Arest a réussi à cultiver sa propre identité.
> En savoir plus sur le programme PACE
4 jours en Europe du Nord pour s’inspirer sur la décarbonation et l’économie circulaireDu 19 au 22 mai 2025, une mission exploratoire a emmené des entreprises et structures institutionnelles nantaises pour s’inspirer des pratiques européennes en termes de décarbonation et sur l’économie circulaire. Retour d’expériences d’une semaine bien rythmée !
Organisée par l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement, cette mission exploratoire – en train comme son nom l’indique – avait pour objectif de partir à la découverte des initiatives bas carbone expérimentées en Belgique et aux Pays Bas. Elle a conduit les participants à Bruxelles, Liège et Rotterdam, trois villes emblématiques qui ont servi de sources d’inspiration et de réflexion.
Ce déplacement a été l’occasion de s’inspirer de bonnes pratiques mises en œuvre par leurs homologues européens dans les transitions environnementales, économiques et sociétales, en particulier dans les secteurs à impact comme la décarbonation, de l’économie circulaire et du réemploi.
Des villes à la pointe du réemploi et de l’économie circulaire
A Bruxelles, les participants ont pu visiter le Parlement européen, accueillis par le député européen Christophe Clergeau, président de l’intergroupe SEArica (Seas, Rivers, Islands Coastal Areas). L’occasion pour Nantes Université de présenter une conférence sur le rôle des acteurs publics dans la décarbonation du maritime. Les participants ont ensuite pu faire la visite de Greenbizz, un incubateur à impact dédié au développement de l’entrepreneuriat innovant et durable.
A Liège, ils ont pu découvrir la future Hydrogen Valley, Batiterre, dédiée au réemploi de matériaux de construction ainsi que la visite immersive des friches industrielles, un projet de réhabilitation de 27ha en mode totalement circulaire. « L’économie sociale est un moteur puissant de transformation concrète. A Liège comme ailleurs, les transitions prennent racine avec de l’action locale, de la solidarité et du collectif !« , a souligné Mahel Coppey, Vice-présidente de Nantes métropole en charge des déchets, de l’économie circulaire et de l’innovation sociale.

A Rotterdam, la délégation a notamment été inspirée par la visite du Port, premier port circulaire du monde, mais aussi par la présentation de De HER, centre de collecte d’encombrants inauguré en mai 2025, comme village de référence du réemploi. « Une incroyable visite que ce centre qui associe déchetterie et village du réemploi réalisé à quasi 100% avec des matériaux de récupération », a souligné Emilie Sarrazin, directrice des Ecossolies.

Tout au long de la semaine, les participants ont pu assister à des rencontres avec des startups, entreprises, clusters, centres de recherche, faire des visites de lieux pour s’inspirer, et participer à des temps forts de réseautage ainsi qu’à des ateliers pour se former à l’économie durable. « Ces quelques jours ont été l’occasion de découvrir d’autres approches, de partager et d’ouvrir des perspectives nouvelles — un vrai pas de côté à l’échelle européenne ! », s’est réjoui Emmanuel Allorent-Jadault de l’entreprise Wattflow.
Des territoires ouverts aux transitions maritimes et industrielles
« Après 4 jours à Bruxelles, Liège et Rotterdam à découvrir des solutions pragmatiques de circularité en tous sens et d’ambitions politiques de territoires se posant en laboratoires à ciel ouvert des transitions maritimes, industrielles et urbaines, on en ressort avec une énergie folle de développer de nouveaux projets pour Nantes », s’est félicité Francky Trichet, Vice-président de Nantes métropole, en charge de l’innovation, du numérique, et des relations internationales.
5 bonnes raisons d’implanter votre entreprise de transport à la voile à Nantes ou Saint-NazairePionnières dans l’innovation maritime écoresponsable, Nantes et Saint-Nazaire s’imposent aujourd’hui comme des territoires incontournables pour les acteurs du transport à la voile. Grâce à un savoir-faire maritime historique et un écosystème dédié à la transition énergétique du secteur, ces territoires offrent un environnement unique pour développer des solutions de propulsion décarbonée. Voici cinq raisons de choisir Nantes ou Saint-Nazaire pour votre projet.
1. Une avance technologique dans la propulsion maritime durable
À Nantes et Saint-Nazaire, le vent devient un véritable levier d’innovation. Des voiles rigides aux ailes gonflables automatisées, les technologies développées sur le territoire sont à la pointe. Airseas, spin-off d’Airbus, conçoit une aile géante permettant une réduction de 20 % de la consommation de carburant. Neoline, de son côté, mise sur des cargos à voiles capables de réduire jusqu’à 90 % les émissions de CO₂ liées au transport maritime. Le territoire s’appuie sur des siècles de savoir-faire naval pour construire l’avenir.
2. Un tissu industriel dynamique et engagé
La région compte un nombre croissant d’acteurs investis dans le transport à la voile. CWS, installé à Saint-Nazaire sur le site de l’ancien terminal fruitier, prévoit de créer plus de 200 emplois avec sa nouvelle génération de voiles rigides. Farwind Energy développe des rotors avec la production de sources d’énergies alternatives avec la production d’hydrogène en mer. Aux Chantiers de l’Atlantique, on conçoit Solid Sail, une voile grand format destinée aux paquebots. À Nantes, Michelin a lancé WISAMO, une aile gonflable et rétractable pour navires marchands et de plaisance. Et ce ne sont là que quelques exemples !
3. Le Brick : le hub d’excellence de l’innovation maritime
Au cœur de Nantes, Le Brick est un pôle d’excellence dédié aux technologies maritimes décarbonées. Installé en bord de Loire, il regroupe sur 6 000 m² des startups, PME et industriels comme Airseas, Finsulate ou Kopadia, dans un lieu conçu pour la production, l’expérimentation et la collaboration. Le Brick incarne parfaitement l’esprit d’innovation partagée qui anime le territoire.
4. Un écosystème structuré et porteur
Pôles de compétitivité, écoles d’ingénieurs, centres de recherche, structures d’accompagnement… Le territoire s’appuie sur un écosystème dense et actif. Citons notamment Centrale Nantes, l’ENSM, l’IRT Jules Verne, Neopolia, le Pôle Mer Bretagne Atlantique ou le pôle EMC2. À Nantes, l’association Wind Ship joue un rôle clé dans l’accélération de la transition écologique du maritime, et l’institut MEET2050, dédié à l’ingénierie éco-énergétique, est venu renforcer encore l’offre d’expertise du territoire.
5. Wind for Goods : la vitrine internationale de la filière
Les 19 et 20 juin 2025, Wind for Goods revient à Saint-Nazaire. Cet événement international, unique en Europe, rassemblera 70 exposants et 1 000 visiteurs autour des dernières innovations du transport à la voile. L’occasion idéale pour les entreprises de présenter leurs prototypes, rencontrer leurs futurs partenaires, et se positionner au cœur d’un secteur en pleine expansion.
Vous souhaitez implanter votre entreprise à Nantes ou Saint-Nazaire ?
Antoine ADAM
Directeur Entreprises
+33 (0)6 07 75 52 32
Les 19 et 20 juin 2025, Saint-Nazaire accueille la 3e édition de Wind for Goods, l’événement international dédié au transport maritime à la voile, organisé par l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement, en partenariat avec la Région Pays de la Loire et l’ADEME.
Cette édition, labellisée « La Mer en Commun », réserve une belle programmation, riche en conférences, tables-rondes, rencontres et démonstrations. Plus de 70 exposants sont attendus de la toute la France et de l’international pour présenter leurs solutions innovantes.
Filière prometteuse de la décarbonation du transport maritime, la propulsion vélique a franchi le cap symbolique des 100 navires en service et en commande. A l’heure où la filière opère un tournant crucial, cette 3e édition de Wind for Goods aura pour thème : « Transport maritime à la voile : le défi du déploiement à grande échelle ».
Actuellement, 90% des échanges de marchandises dans le monde sont réalisés par le transport maritime, responsable de 3% des émissions mondiales de CO2. Les dernières mesures réglementaires fixées par l’Organisation maritime internationale (OMI) en avril 2025 fixent pour objectif des émissions nettes nulles avant ou vers 2050.
70 exposants de la propulsion vélique
La décarbonation du transport maritime est en marche, et la propulsion vélique en est la proue. L’événement Wind for Goods est l’occasion de réunir tous les deux ans, l’ensemble des acteurs de la filière, de la construction et conception de navires, aux affréteurs, armateurs, transporteurs, solutions digitales, équipements logistiques, fournisseurs de services, établissements financiers… Plus de 70 exposants sont attendus de France et de l’international.
Un programme riche
Avec une vingtaine de conférences et tables-rondes, le programme de l’’événement Wind for Goods constitue également, pour les acteurs industriels, transporteurs, organismes de régulation et associations professionnelles, une opportunité unique de rencontres et d’échanges sur les enjeux nationaux et internationaux de la filière.
Près de 20 conférences, tables-rondes et ateliers se tiendront sur les deux jours, en présence notamment de :
- David FERRER, co-fondateur, Bound4blue
- Guillaume LE GRAND, fondateur de TOWT
- Yves PARLIER, président & fondateur de Beyond the sea
- Xavier LECLERCQ, directeur général délégué de CMA-CGM
- Lise DETRIMONT, déléguée générale de Wind Ship
- Gavin ALLWRIGHT, secrétaire général de IWSA
- Maxime BLONDEAU, auteur, conférencier et entrepreneur
- Célia AGOSTINI, directrice de CleanTech for France
- Denis CHEISSOUX, animateur de CO2 Mon Amour sur France Inter
Les innovations du transport à la voile 2025
Parmi les innovations qui sont attendues à cette 3e édition, on peut noter :
- Neoline et son Neoliner qui va être inauguré à Nantes les 16 et 17 juillet 2025
- Beyond the sea qui présentera pour la première fois son équipement sur la défense
- WISAMO qui équipe le futur patrouilleur des affaires maritimes
- D-Ice Engineering et son innovation qui va permettre de réduire la consommation de carburant.
- Farwind energy et sa voile rotor qui développe sa solution aux Caraïbes
- Bar Technology et la présentation inédite du prototype de son aile
- Bound4blue et son rotor
- Sailcoop avec la construction de son nouveau navire
Chantiers de l’Atlantique, Airseas, Grain de Sail, CWS, Zéphyr&Borée, Aeroforce, Iliens, Reel, Vaisala, VPLP Design, Wind Ship/IWSA font aussi partie des plus de 70 exposants ayant confirmé leur présence à cette troisième édition de Wind for Goods.
A Nantes, mardi 13 mai, l’événement Poseable a ouvert le débat et la réflexion sur la décarbonation des activités maritimes. Devant un parterre de 200 personnes, Erwan Jacquin, président de Meet2050, a plaidé pour une planification stratégique de la décarbonation du maritime.
A Nantes, mardi 13 mai, se tenait PoSEAble, le premier événement national dédié à la décarbonation des activités maritimes. Co-organisée par l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement et le Pôle Mer Bretagne Atlantique, cette première édition, d’envergure nationale, visait à ouvrir les échanges et à réfléchir collectivement aux défis et opportunités pour un avenir maritime plus durable, notamment à travers le transport maritime. Au programme : des plénières, networking, rendez-vous B2B et des ateliers de prospective pour réfléchir à un maritime plus durable.
« Le vrai sujet, c’est l’énergie »
Président et co-fondateur de l’Institut Meet2050, basé à Nantes, Erwan Jacquin a plaidé pour une planification de la stratégie de décarbonation du maritime. « Aujourd’hui, un armateur estime que le retour sur investissement pour la propulsion vélique soit inférieur à un an. Or, ce ROI est de plusieurs années », a expliqué l’expert. Et de poursuivre : « Le vrai sujet de la décarbonation du maritime, c’est l’énergie. On pourrait faire du méthanol, de l’hydrogène, etc. Mais, à un moment donné, il faudra bien faire de vrais choix. Il faut d’ores et déjà planifier, anticiper avec des bureaux d’études, des modèles économiques. Les contraintes de marché et le retour sur investissement sont compliqués à estimer. C’est pourquoi il ne faut pas attendre que le marché décide pour nous. Il faut anticiper, planifier et se donner des priorités ». Une planification d’autant plus pertinente que les plans stratégiques des ports sont réalisés sur un horizon de 40 années, a précisé Christophe Leclerc, économiste à Nantes Saint-Nazaire Port.

Imaginer les ports du futur
Les aléas liés au dérèglement climatique, aux pénuries d’énergie et de ressources, contraignent les ports à imaginer des scénarios de transformation des ports du futur. A l’occasion d’un atelier, 3 scénarios de ports ont été présentés par Frédéric Descombes, responsable de l’Ideas Laboratory au CEA : le port-île, le port-huître et le port polymorphe. « En cas d’événement extrême, les activités pourraient être concentrées sur quelques ports européens. Mais les ports pourraient aussi être utilisés pour la densification de la population. L’insularité est aussi à imaginer sur chaque façade maritime pour un port insubmersible », a résumé l’expert.

Démanteler les paquebots en Europe
Enfin, le sujet du démantèlement des paquebots en fin de vie. Paul Tourret, Directeur de l’Institut supérieur d’Economie Maritime (ISEMAR) basé à Saint-Nazaire, est intervenu sur cette problématique. « Aujourd’hui, le marché fait que l’on démantèle, en exportant les bateaux vers l’Espagne ou la Chine. Il faudrait une politique publique forte à ce sujet. La filière sidérurgique européenne est demandeuse de démantèlement. D’autant qu’il y a un enjeu autour du « green steel » (acier vert) « , a-t-il expliqué, allant jusqu’à imaginer que l’une des 3 formes portuaires de Saint-Nazaire soit dédiée au démantèlement.
« Repenser notre rapport aux ressources », Philippe Bihouix
Invité d’honneur de l’événement, Philippe Bihouix, auteur de la BD « Ressources : un défi pour l’humanité », a souligné l’urgence de repenser notre rapport aux ressources. Face à la pression croissante sur les matériaux décarbonés, l’ingénieur prône la sobriété, le partage de l’énergie, et l’optimisation des usages. L’innovation devra être autant sociale que technique, avec des changements profonds dans nos modes de vie. Il met en garde contre l’illusion d’un progrès purement technologique et appelle à l’action publique pour accélérer la transition. D’après lui, il ne faut pas sous-estimer la capacité d’adaptation de l’humain, même si celle-ci doit être guidée par la puissance publique.

Découvrez la synthèse de l’événement
Partager les connaissances, questionner les défis de la décarbonation du maritime. Découvrez les pistes qui ont été identifiées lors de cette journée du 13 mai 2025. A retrouver dans cette synthèse.

Lire la synthèse de POSEABLE
Forts de leurs doubles compétences en psychologie et en design, Pierre Minelli et Quentin Ledoux ont fait du numérique leur terrain de jeu. Une approche atypique qui trouve sa logique dans les similitudes entre design et psychologie : « ces deux disciplines nous amènent à observer comment l’utilisateur interagit avec des interfaces digitales », éclaire Pierre Minelli. Les créateurs de Donut Panic se sont ainsi donné pour mission de remettre l’humain au cœur des expériences digitales.

Concevoir des interfaces digitales pour tous
Depuis 2016, l’entreprise forme et sensibilise les acteurs du digital à l’écoconception et à l’accessibilité numérique. Des formations destinées aux spécialistes de l’expérience et l’interface utilisateur (UX et UI designers), aux développeur·es, chef·fes de projets et autres intervenant·es de projets digitaux. « Nous les aidons à concevoir des produits numériques à la fois inclusifs et viables d’un point de vue environnemental, avec une approche empathique et immersive ».
En lien
avec l’association Valentin Haüy, Donut Panic fait ainsi intervenir des
personnes souffrant de déficience visuelle dans ses formations sur
l’accessibilité, afin de s’approprier au mieux leurs problématiques.

Une démarche tournée vers les pratiques collaboratives
En
parallèle, Donut Panic conseille les entreprises dans leur
transformation digitale responsable, et s’appuie sur les
dynamiques d’intelligence collective. Car pour Pierre Minelli et Quentin
Ledoux, l’adage « ensemble on va plus loin » prend tout son sens. Leur
action s’inscrit au sein d’un vaste écosystème, comme cette communauté
de plus de 1000 designers, qui s’est constituée progressivement au fil
de leurs missions. « Animer cette communauté nous permet d’échanger et
de capitaliser sur nos expertises et de créer des ressources communes,
que nous mettons à disposition gratuitement sur notre site ».

« Nantes a un vrai temps d’avance sur la prise de conscience environnementale et sociétale »
Après
huit ans en région parisienne, Donut Panic vient de s’installer à
Nantes. « Nous avons été séduits par son dynamisme, par le nombre
d’événements et d’initiatives dans lesquels on peut s’investir. Nantes a
par ailleurs un vrai temps d’avance sur la prise de conscience
environnementale et sociétale. C’est une ville en accord avec son temps,
une ville qui nous ressemble ! Notre implantation a été facilitée par
l’accompagnement de Nantes Saint-Nazaire Développement, qui nous a aidés
à découvrir l’écosystème et à identifier une solution d’hébergement. La
cerise sur le gâteau : l’accompagnement sur le volet personnel, avec
des conseils et un accueil empathique pour faciliter l’installation de
nos familles ».
Nouvel acteur du numérique responsable sur le
territoire, Donut Panic a pour ambition d’ouvrir un tiers-lieu qui
permettrait aux associations spécialisées dans le handicap d’accompagner
les porteurs de projets dans la création de services et de produits
inclusifs.
En savoir + sur Donut Panic
ADEME et Atlanpole, le couplé gagnant pour innover dans la transition énergétique à NantesL’ADEME, acteur du financement
Installée sur l’Ile de Nantes, la direction Régionale de l’Agence de la transition écologique (ADEME) compte 25 collaborateurs.
Parfois méconnu, le rôle de l’ADEME dans le déploiement des innovations en lien avec la transition énergétique est pourtant primordial. « L’ADEME accompagne les entreprises qui innovent dans la transition environnementale. De ce fait, nous intervenons sur un large champ d’activités pour les startups qui veulent s’implanter sur le territoire », explique Romain Lavielle, coordinateur du Pôle Transition énergétique de l’ADEME en Pays de la Loire.
Lever un verrou technologique
Les entreprises peuvent bénéficier de l’accompagnement de l’ADEME via différents dispositifs, dès lors qu’il s’agit de lever un verrou technologique ou de passer à l’industrialisation d’un produit. « Pour pouvoir répondre à un appel à projets de l’ADEME soutenant l’innovation, la principale condition est que le produit ou le service présente une valeur ajoutée importante pour la transition écologique ».
Au-delà du budget structurel d’environ 1 milliard d’euros pour l’année 2023, l’ADEME a été opérateur en 2021 et 2022 du fonds du Plan de Relance post crise covid (37,4 M€ en Pays de la Loire). Aujourd’hui, l’ADEME opère le programme « France 2030 » sur un large spectre de thématiques. Des aides qui sont accordées sous forme de subventions et/ou avances remboursables et peuvent aller jusqu’à plusieurs millions d’euros par projet.
Systovi a bénéficié d’un financement de l’Ademe pour industrialiser ses panneaux photovoltaïques
Fin 2022, l’entreprise Systovi (Groupe CETIH), basée à Machecoul en Loire-Atlantique, a ainsi bénéficié d’un financement de l’ADEME via le Plan de Relance. Objectif de l’opération : augmenter le volume de production de ses panneaux photovoltaïques. Dans l’agglomération nantaise, le Zénith et le MIN sont déjà dotés de couvertures équipées de panneaux Systovi produisant de l’énergie verte.
Autre exemple, le financement du démonstrateur de Lhyfe, producteur d’hydrogène vert, sur la plateforme en mer SEM-REV pour produire de l’hydrogène. « Le projet était assez mature, mais pas encore suffisamment pour être déployé à grande échelle. Notre accompagnement permet de financer un démonstrateur pour lever des verrous technologiques », souligne Romain Lavielle.
Atlanpole, un puissant outil au service de l’innovation
Afin de repérer les projets les plus innovants, l’ADEME a la chance de pouvoir s’appuyer à Nantes sur l’expertise de l’incubateur public Atlanpole. « Le métier d’Atlanpole est justement d’accompagner les entreprises innovantes, les créateurs et les jeunes entreprises », explique Anne-Marie Martel, chargée de mission. L’appel à projet « Eco Innovation Factory » (les lauréats en photo), qui fête cette année ses 10 ans, permet en effet d’identifier les projets innovants dans la transition énergétique.
Les porteurs de projets sélectionnés profitent alors d’un accompagnement complet d’une durée de 6 mois qui forme à tous les niveaux, du marketing au juridique (dépôts de brevets) à la construction de l’équipe et au financement. Atlanpole continue ensuite à accompagner « entre un tiers et la moitié des entreprises sur des dispositifs plus longs pouvant aller jusqu’à 5 ans ». Le prochain appel à projets « Eco innovation Factory » sera lancé en mai avec un jury de sélection en juin.